Temps de lecture estimé : 2 minutes

Presbytère du Gosier, l5/11/2016 – “Il faut un minimum de confort pour pratiquer la vertu”, cette pensée du dominicain Saint-Thomas d’Aquin a laquelle se réfère toujours le Père Gousse, illustre parfaitement son approche de sa mission : une philosophie réaliste qui structure son engagement auprès des habitants de Chantal.

catastrophe-haitiMais, après le passage d’un cyclone aussi dévastateur que Matthew, tenter de combler les besoins fondamentaux de la population en termes de nourriture, de soins et d’habitat, constitue une gageure particulièrement ambitieuse ainsi que nous le con e le prêtre de la paroisse de Chantal lors de notre entretien.

Un terrible bilan humain et une agriculture dévastée

“Rattachée au diocèse des Cayes, dans le sud d’Haïti, la commune a été touchée de ple in fouet par l’ouragan. Il suffit de donner quelques chiffres pour mesurer l’ampleur d’une catastrophe à la fois humanitaire, écologique, économique: 90o morts, 3520 maisons endommagées, 1317 maisons détruites, 4000 familles sinistrées.

A cela s’ajoute la dévastation de la nature et des jardins vivriers qui soutiennent l’économie très fragile de la région. Responsable de la fondation FONHSUD – Fonds Haïtien d’Appui au Développement du Sud – qui aide les communautés paysannes à s’organiser et à concrétiser leurs projets d’exploitation, je sais combien l’agriculture est une ressource essentielle et presque le seul moyen de survie.

C’est dans la zone de Chantal, que se tiennent les deux marchés les plus importants du sud, véritable grenier des villes des Cayes et de Port- au-Prince pour les vivres alimentaires et la vente des animaux destinés à la boucherie.
C’est là que s’approvisionnent les revendeuses auprès des marchandes. Autant dire qu’actuellement toute cette activité commerciale, qui repose sur la vente du produit de cette agriculture traditionnelle et rudimentaire, a été balayée.

Les paysans sont décapitalisés, tout ce qui faisait la richesse de la zone a disparu : les cultures bien sûr mais aussi les productions de la nature, totalement ravagée par l’ouragan.
Les cocotiers, les fruits à pain, les manguiers, tous ces arbres de vie ont été décimés, la terre n’a plus rien à offrir pour nourrir ses enfants.

to be continued…

bilan

 

 

Commenter avec Facebook

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.