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L’individu à l’origine du remblai contigu au parking de la Marina Royale a été jugé jeudi dernier par le tribunal correctionnel.

L’affaire est partie d’un courrier au procureur déplorant que des gravats et de la terre soient déversés sur une parcelle en bordure du lagon, au préjudice de l’environnement et de la Samagest,  gestionnaire de la marina Royale. Une enquête est ordonnée et les gendarmes ne peuvent que constater les faits. Parallèlement, les mesures d’un géomètre font état d’une bande d’un mètre de largeur gagnée sur les eaux de la marina. Le prévenu – né à Saint-Martin il y a 60 ans, rasta, dreadlocks et longue barbe grise – explique au tribunal qu’il est propriétaire d’un terrain situé derrière le parking, sur lequel il a sa maison, et qu’il a commencé à remblayer cette bande de terre il y a plusieurs années pour avoir un accès à sa propriété.

Le directeur de la Samagest l’a rencontré à deux reprises, mais il dit ne pas le connaître et a continué à se comporter comme s’il était le propriétaire de cette parcelle gagnée sur le lagon. L’avocat de la Samagest a informé qu’un huissier avaient constaté que des camions déversaient bien du remblai dans le lagon, mais aussi qu’il existe un accès à la propriété depuis la rue. Le procureur a avancé que le prévenu reconnaissait les faits, que la Collectivité, propriétaire du domaine public, n’avait pas porté plainte et que les éventuelles atteintes à la faune et à la flore n’avaient pas été constatées par un professionnel de l’environnement. Il a requis la remise en état des lieux, assortie d’une astreinte.

Le jugement a été mis en délibéré au 15 décembre.

 

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