Temps de lecture estimé : 2 minutes

La séance du Conseil territorial du 8 décembre dernier s’inscrit dans la tradition locale : le débat ou les interventions n’ont porté que sur les accroches politiciennes, le débat de fond n’existant guère entre une majorité déjà divisée et une opposition qui n’existe pas en dehors des propos liminaires.

Le nécessaire travail préalable de concertation avec les organismes socio-professionnels n’existe pas, ni celui des commissions.Le Conseil territorial est donc réduit à un rôle d’enregistrement des rapports et délibérations établis par l’administration territoriale, sur le modèle de référence, celui-là même que l’autonomie nous permettrait d’adapter…

De même, en dépit du texte même de notre loi organique, celle-ci n’a vraisemblablement pas ouvert les portes de la démocratie participative.

Au-delà de ces aspects structurels, la seule question pertinente qui devrait se poser à la veille du renouvellement de l’assemblée territoriale et de la préparation des orientations budgétaires est celle de la situation budgétaire de la COM.

En effet, même si la Présidente a annoncé l’inscription de recettes s’élevant à 10 millions d’euros au titre d’une régularisation liée à la domiciliation fiscale + 4,6 millions dans le cadre du fonds de secours en faveur des départements en difficulté,  on sait aussi que la dette au titre du RSA représente 48 M€, celle vis-à-vis de l’EEASM 15 M€ tandis que celle relative aux emprunts s’élève à 51 M€.

Dans les documents d’orientation de la COM, il est d’ailleurs indiqué qu’une simple gestion contractuelle ne peut garantir l’équilibre à long terme, ce qui suppose une hausse brutale de la fiscalité d’autant plus que les organismes bancaires ne sont dans ces conditions plus prêteurs.

Il ne s’agit pas de mettre en cause la gouvernance actuelle ou l’exercice du pouvoir, mais de souligner une dérive préjudiciable à une bonne prise de décisions qui seraient en phase avec les besoins réels et la réalité du territoire ou tout au moins à un éclairage pertinent des (é)lecteurs.

SMW

Commenter avec Facebook

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.