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Après le boycott des célébrations du 11 Novembre par le gouvernement de la partie hollandaise, suite à un rallumage inopiné de la braise  » frontière d’Oyster Pond « , le gouvernement de la partie néerlandaise de l’île a officiellement fait un pas de plus vers la rupture.

En effet, vendredi dernier, le ministre en charge des infrastructures et de l’environnement, Angel Meyers, a annoncé la décision de la majorité de suspendre toute négociation avec la partie française autour des projets communs de stations d’épuration en raison de l’attitude  » agressive  » de Saint-Martin à Oyster Pond et des  » tensions  » en découlant.

Sint Maarten considère qu’en effectuant un contrôle sur la marina du Captain Oliver, les autorités françaises ont brisé le statu quo en la matière.

Ainsi, à l’heure où de ce côté de la frontière on se félicite des bons résultats obtenus en termes de consommation des fonds européens,  on s’apprête visiblement à se passer de ces derniers à Sint Maarten. Dans ce contexte et dans la mesure où ces stations d’épuration, projetées à la frontière de Colebay (qui en est plein développement immobilier) et à celle de Quartier d’Orléans, sont de réelles nécessités, il est fort à parier que le gouvernement de Sint Maarten trouvera les moyens de se passer du co-financement européen (3 Millions d’euros) pour concrétiser ces projets sans la partie française et… sans les contraignantes normes européennes.

Au-delà de ce que cette décision pourrait représenter vis-à-vis de la légendaire entente entre les deux parties, ce gel des négociations impactera forcément le rattrapage que la Collectivité s’efforce de mener quant à ses infrastructures d’eau.

Igor Rembotte

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