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Chaque année, ce sont plus d’un million de personnes qui travaillent en contrat à durée déterminée saisonnier en France.

L’absence d’outil statistique local ne nous permet pas de quantifier cette part de la population mais quiconque vit ici sait qu’elle est importante, Saint-Martin n’échappant pas à ce phénomène propre aux destinations touristiques.

Pourtant, parce qu’éphémères même si récurrents, les saisonniers font généralement peu parler d’eux jusqu’au dernier Conseil territorial durant lequel Jules Charville – Conseiller territorial indépendant, Président de Hope, Candidat aux territoriales 2017 – a livré une des ses solutions pour lutter contre le chômage, en ces termes : “Nous devons tout faire pour décourager et éliminer les saisonniers, cela donnera du travail à nos chômeurs ».

Nous ne nous étendrons pas trop sur le sujet parce qu’en extrapolant, on pourrait même poser ” l’élimination des saisonniers ” comme une réponse à la crise du logement, à l’engorgement des routes, à la pollution ou encore au déficit de la Générale des Eaux… Oui, mais… Combien de ” nos chômeurs ” sont prêts à exercer ces métiers, à en accepter la précarité, la pénibilité et la périodicité ?  

De même, aucun indice ne nous permet de mesurer la contribution de ces saisonniers à l’économie locale. Pourtant, souvent jeune, libre et de passage, la plupart de ces saisonniers écument, souvent en bandes, tout ce que Saint-Martin a à offrir de festif et d’épicurien.

Igor Rembotte

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