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Le mouvement de grève des passeurs de Pinel est (provisoirement ?) terminé.

En effet, après une première entrevue avec les élus Samedi 10 Décembre, une seconde réunion s’est tenue à l’Hôtel de la Collectivité Lundi matin. La délégation des passeurs a été reçue par le Sénateur Arnell, M. Brangé – Directeur de cabinet de la Présidente, et M. Malher – Secrétaire général de la Préfecture.

A l’issue de cette réunion, Guillaume Arnell a tenu à nous informer de l’avancement des négociations. Selon lui, et à sa grande surprise, celles-ci se sont déroulées dans un climat serein, sans aucune animosité et il s’est montré satisfait que les passeurs aient eu la volonté de rencontrer la COM à nouveau comme ils l’avaient fait au mois de Mai dernier.

De son côté, la Collectivité a pris le temps de faire des recherches pour trouver les preuves officielles, datant de la commune et actant l’autorisation d’exploitation de transport maritime de passagers entre Cul de Sac et Pinel limitée à quatre passeurs seulement, mais aucun documents n’a été trouvé et l’on a donc conclu qu’ils n’existaient pas.

Dans un souci d’apaisement, la Préfète de Saint-Martin à fait une proposition en deux temps : tout d’abord calmer les choses afin que tout le monde puisse reprendre ses activités normalement (passeurs, restaurateurs et touristes) et ensuite mettre en place des règles pour que les passeurs soient mieux encadrés au quotidien.
Ces derniers sont favorables à cela et sont parfaitement conscients des contraintes qui vont leur être imposées : enregistrement des sociétés, assurances, normes de sécurité, etc… Un délai  de 3 mois leur a été accordé pour régler la situation et le travail de concertation se fera en présence de 2 passeurs, 2 membres de la COM et 2 membres de la Préfecture.

En attendant, le cinquième passeur au cœur de la polémique voit son autorisation suspendue (mais pas supprimée) jusqu’à ce qu’une solution définitive soit adoptée. A noter que les passeurs de Cul de Sac ne seraient pas opposés à la création d’une « ligne » Baie Orientale / Pinel.

A l’évidence, le problème de Pinel engendre une réflexion  sur la problématique de la profession qui doit être prise en compte par les Affaires Maritimes, et s’il est vrai qu’à l’époque du Maire, rien n’avait vraiment été défini, il faut maintenant s’adapter à la situation actuelle.

L’organisation du transport maritime à Saint-Martin, tout comme celui du transport routier, doit être soumis à des règles propres et les professionnels en sont bien conscients. Quant au cinquième passeur, il n’aura pas d’autre choix que d’accepter la décision finale qui tombera, on l’espère, dans le courant du premier trimestre 2017.

Jean-Michel CAROLLO

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