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Premier meeting d’Alain Richardson vendredi dernier à la CCISM, premier meeting de campagne oserait-on s’avancer à écrire…

Vendredi dernier, Alain Richardson, tête de liste RRR en 2012, ex-président du Conseil territorial, invitait la population à une conférence débat, portée par son nouveau mouvement “For the love of Saint-Martin”, sur le thème de “l’idéal saint-martinois : comprendre le lien entre le Saint-Martinois et sa terre”.

A cette occasion, Alain Richardson avait invité l’historienne Daniella JEFFRY afin de planter les racines historiques de ce lien en propos introductifs. Nous reviendrons sur le contenu de l’intervention de Madame Jeffry qui fût d’un profond intérêt et qui mériterait, osons le dire, de trouver sa place dans l’enseignement de l’histoire en milieu scolaire.

Un fond intéressant mais qui laisse dubitatif

Ainsi, après avoir expliqué que posséder un terrain et y bâtir une maison, voire des logements à but locatif, était the “St Martiner’s Dream” et trouvait sa source dans le mode et la forme d’esclavage développés à Saint-Martin, Alain Richardson a décliné une série de propositions fiscales liées au foncier et destinées à faciliter l’accès à la propriété et à l’amélioration de l’habitat des saint-martinois.

Sans jugement (à ce stade) de la discrimination qui était la base même du débat, on peut tout de même s’interroger sur les modalités de mise en œuvre de telles mesures. Comment en effet garantir que celles-ci ne s’appliquent qu’aux saint-martinois leur permettant ainsi de réaliser leur rêve ?

Une forme studieuse

En termes de format, c’est un Raymond Helligar d’humeur blagueuse et poétique, indétrônable parmi les indétrônables, qui a animé la réunion sous les yeux attentifs du directeur de campagne du candidat Gibbs notamment et d’un peu moins d’une centaine de personnes dont on peut dire qu’elle était représentative d’un électorat “saint-martinois de souche de plus de 50 ans”. Tous ceux-là ont pu profiter d’une présentation powerpoint déroulée par Frantz Acramel au cours de laquelle Alain Richardson a présenté une série de “propositions” à dominante fiscale pour venir à bout des problèmes de succession, des constructions “éternelles”, d’une pression trop lourde…

En campagne ?

Au-delà du fait qu’Alain Richardson n’a à aucun moment confirmé son intention d’être candidat aux territoriales, il s’agissait bien de propositions de réformes fiscales qui ressemblaient à s’y méprendre à un programme électoral, à tel point que certaines de ces propositions semblaient même issues d’une mandature précédente. Souvenez-vous : moratoire sur les frais de succession, libération du foncier, préemption sur les propriétés du Conservatoire du Littoral, voire éviction de celui-ci au profit d’une agence locale…

Ces mesures faisaient partie des chevaux de bataille de Louis-Constant Fleming à une époque où Alain Richardson était leader de son opposition.

Quoiqu’il en soit, au regard de l’équipe qui entourait Alain Richardson vendredi, à savoir les conseillers Valérie Picotin Fonrose et Antero de Jesus Santo Paulino (qui ont fait une apparition écourtée) et la fidèle vice-présidente Ramona Connor, l’ensemble faisait plus penser au prêche d’un homme habité par le devoir politique et le courage qu’à un lancement de campagne électorale et encore moins à la déferlante rouge de 2012.

Igor Rembotte

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