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Nous avons reçu un courrier d’alerte relevant de nombreux dysfonctionnements au service urbanisme de la Collectivité, rien d’un scoop nous direz-vous tant avoir hérité de cette compétence semble un fardeau qui a déjà mené certaines personnalités, élues comme fonctionnaires, à vivre gardes à vue et confrontations diverses avec la justice.

Selon notre correspondant, architecte de son état, la délivrance de permis de construire subit des délais injustifiés qui impactent non seulement les particuliers mais également les professionnels et surtout les investisseurs sur des délais qui se comptent désormais en années !

A une période (qui dure !) où la partie française se meurt, même si l’agonie est longue, du manque d’investissements, où les professionnels du BTP réclament des chantiers salvateurs (même la SEMSAMAR détenue à 51% par la COM ne parvient à passer ces barrages administratifs et à dû se contenter cette année de maintenance et d’entretien), où la Collectivité et la CCISM cherchent des solutions pour relancer l’économie, le service urbanisme semble gelé (pas surprenant en période de Noël…).

Or, ce service, sous la houlette de celui qui en a la charge, détient un tel pouvoir que nul n’ose s’insurger ou soulever publiquement le problème de crainte de voir le blocage se renforcer encore. Au regard du tableau dressé, on ne peut s’empêcher de se demander comment certains ont pu, eux, construire ou développer leurs propriétés….

Alors, que se passe-t-il donc dans ce service majeur de la COM, où les compétences existent pourtant et ont même été étoffées sous l’impulsion du vice-président Arnell ?

Certains évoquent des problèmes de ressources humaines liés au fait que des agents assermentés, entendez habilités à signer ces fameux permis, auraient été sanctionnés pour avoir refusé de valider des procédés flirtant avec la loi. D’autres n’hésitent pas à y voir une cause bien plus profonde : la difficulté d’appréhender la portée d’un code de l’urbanisme tout neuf mais pas libéré de ses connexions naturelles avec le code de l’environnement sur lequel nous n’avons pas compétence ! Ajoutons à cela les quelques légèretés qui ont su entourer la naissance du PLU pourtant mis à l’étude non gracieuse pendant un temps certain pour ne pas dire un certain temps et qui a su s’effacer sans mot dire sous la pression d’une poignée…

Quoiqu’il en soit, ce problème n’est pas nouveau et il est fort à parier qu’aucun sursaut n’aura lieu avant la prochaine mandature, au mieux, l’héritage du passé est bien trop lourd et le choix de rupture ne peut politiquement intervenir qu’en début de mandat tant la grogne sera effective…

Et comme le Père Noël n’existe pas, il y a peu de chances de voir les dossiers de la Belle Créole ou de Happy Bay (qui a dit Baie de Marigot ?) avancer avant un délai certain…

Pour autant, et malgré ces hérésies qui pourraient aisément nous échauffer l’esprit (de Noël !), nous souhaitons à tous ceux qui bénéficient d’un toit de merveilleuses fêtes de Noël et leur rappelons que l’autorisation de festoyer n’est pas soumise à l’obtention d’un permis !

Igor Rembotte

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