Temps de lecture estimé : 3 minutes

La tradition des voeux cache une dure réalité et les espoirs de paix, de fraternité sont voilés par les luttes de pouvoir, la volonté de puissance, l’impérialisme des états et l’immensité des égos.

La Russie et Poutine veulent renforcer l’arsenal nucléaire ;
Trump et les Etats Unis s’engagent sur la même voie…

La Russie dont le PNB avoisine celui de l’Espagne relance la course à l’armement alors que 20% de sa population vit sous le seuil de pauvreté. Cet État n’a-t-il pas compris que la chute du régime communiste était liée au désastre économique aggravé par les dépenses militaires ?

Quant à Trump, consacrer les ressources de son pays à la rénovation par la reconstruction des équipements publics, des infrastructures (routes, électricité, eau…) qui dans certains états sont plus vétustes que ceux des pays en voie de développement ne serait pas un luxe, ce luxe même auquel il est pourtant habitué.

Le bonheur intérieur brut ne se mesure pas au nombre d’ogives nucléaires…

Et puis, il y a la Syrie, Daech, la Libye, la répression de l’État turc, Kinshasa, l’Ukraine…

Nous sommes dans un monde où les barbares ont depuis 2001 lancé la dernière guerre mondiale : celle du terrorisme !
Et enfin, nous avons ces cohortes de réfugiés sur la route du désespoir et nous sommes nous, les états dits développés, face à ce déluge, incapables de respecter les droits de l’Homme.

Plus proche, à court terme, se profilent aussi les échéances électorales, locales et nationales avec leur florilège de promesses et des réformes futures.

La liste des prétendants s’allonge pour notre île, par simple ambition ou par nécessité d’exister, alors que notre économie n’est plus que marasme. Où sont les projets communs et partagés par plus que ceux qui appartiennent à la pyramide constituée des “décideurs” ? Que naisse ce sursaut démocratique et émerge une volonté de réforme, en dehors des formules convenues et de la reproduction des schémas anciens, tel serait un voeu constructif pour 2017 !

Sur le plan national, la présence du Front est affirmée, résultat d’années de refus de la réalité, d’une démocratie confisquée. La diabolisation de ces électeurs, leur rejet ne réduira pas son impact. Il faut s’interroger sur sa croissance et sa force, alimentées par la suppression des espaces de liberté, la sur-réglementation bureaucratique et européenne, le matraquage fiscal des classes moyennes, l’individualisme forcené, la peur de la mondialisation. Le Front national existe par la peur de l’autre, de l’avenir, par la surenchère politique des partis traditionnels. Il ne gagnera pas les élections, il a déjà gagné en devenant le référent idéologique de toutes les autres composantes politiques.

Le spectacle des primaires à gauche illustre la fracture idéologique entre une gauche libérale et une gauche archaïque, semi-conservatrice et ses ressources intellectuelles, celles qui innovent, en quittant le giron pour se mettre en marche.

Il ne resterait donc plus qu’une droite salvatrice qui répondrait aux aspirations profondes du pays, à la recherche d’une France identitaire et du retour de la Nation. La somme de ses valeurs ne suffit pas à construire une démocratie et encore moins à libérer les forces de la démocratie. Cette démocratie s’exerce par une sur-représentation nationale : députés, sénateurs, organismes consultatifs, observateurs, etc.. dont le rôle et la légitimité ne répondent plus à la volonté populaire.

Le retour à la liberté citoyenne, à la libération démocratique suppose une réforme profonde de la constitution, une révolution des institutions afin de redonner le pouvoir au peuple et de bâtir une nouvelle démocratie, décloisonnée, dépoussiérée.

Que 2017 puisse être l’année de cette évolution en révolution !

Commenter avec Facebook

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.