Temps de lecture estimé : 2 minutes

Si la tradition de la galette est officiellement fixée au 6 Janvier, jour de l’Epiphanie, son origine n’a rien à voir avec la religion.

Les Romains la partageaient déjà lors des fêtes de fin Décembre pour désigner le roi d’un jour parmi leurs esclaves, cela leur permettait d’inverser les rôles et de déjouer les mauvais tours que Saturne aurait pu leur faire.

Une fève était donc mise dans un gâteau et le roi ainsi désigné, pouvait exaucer tous ses désirs pendant une journée avant de retourner à sa triste condition ou même d’être exécuté. La tradition demeurant, on ne retint pas longtemps la mise à mort mais on récupéra le gâteau à des fins plus charitables et désormais la galette était partagée en nombre égal aux invités plus une part “du pauvre” ou “du Bon Dieu”.

Tous les rois de France ont conservé ces habitudes jusqu’à ce que Louis XIV supprime l’usage de la fève, sans doute lassé des courtisanes devenues reines d’un jour qui lui réclamaient “grâces et gentillesses” (dur, dur d’être un souverain…).

Au début du XVIIIème siècle, la galette fut interdite à cause de la famine et du manque de farine afin de réserver celle-ci à l’usage exclusif de la fabrication du pain ; toutefois, cette mesure ne fut respectée qu’à Paris.

Au moment de la Révolution, le gâteau des rois faillit bien disparaître mais demeura finalement sous le nom de “gâteau de l’Égalité”, le jour des rois fut quand à lui transformé en « jour des sans-culottes » et l’Epiphanie se vit affublée du nom de “fête du voisinage ”.

Peu à peu, la galette reprit ses droits et de nos jours, on cache toujours une fève au cœur de la pâte pour désigner le roi ou la reine qui sera coiffé(e) d’une couronne en papier dorée ou confectionnée artisanalement par les enfants de la famille.

Cette couronne est traditionnellement offerte par les boulangers pour tout achat d’une galette depuis la seconde moitié du XXe siècle. Quant à la fève, elle peut se présenter sous différentes formes, et de nombreux collectionneurs traquent sans cesse les pièces les plus rares.

Afin d’attirer leurs clients, il existe quelques pâtissiers-boulangers qui disent mettre un Louis d’or en guise de fève dans leur galette.

Une chose est sûre, la galette offerte chaque année au Président de la République n’en contient plus depuis 1975… abolition giscardienne ou simple souci dentaire ?

JMC

Commenter avec Facebook

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.