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Cette période de l’année est propice aux bilans, qu’ils soient comptables ou un peu plus relatifs, les résultats de l’année précédente sont toujours un sujet qui alimente les conversations parmi les commerçants et artisans notamment.

Alors satisfaits ou pas ? Nous avons posé la question à Yann Lecam, président de l’AEC (Action Économique Citoyenne), qui a bien voulu nous faire une brève estimation : “Pour ce qui concerne les fêtes de Noël, le résultat est plutôt mitigé et selon une première évaluation, on peut dire que les chiffres sont cohérents par rapport aux années précédentes, mais il a fallu batailler dur pour en arriver là”.

il a fallu batailler dur pour en arriver là

Et on peut dire qu’il en est de même pour ce qui concerne l’année dernière dans sa globalité. En effet, il semblerait que contrairement à ce que tout le monde pense, les commerces de Marigot ne sont pas en fin de vie, mais c’est au prix d’efforts phénoménaux que les exploitants des boutiques parviennent à se maintenir coûte que coûte.

La conjoncture n’est pas favorable et la clientèle est de plus en plus “dure”. Malgré la palette de choix proposée dans le centre ville, certains clients passent leur chemin et boudent les commerces de détail pour se diriger vers des enseignes nationales ou tout simplement faire leurs achats en ligne (ceci est particulièrement vérifié pour tout le secteur de l’habillement et des accessoires).

Les touristes sont en attente de quelque chose qui leur est de moins en moins proposé : la French Touch

Malgré tout, une part importante des acheteurs reste fidèle parmi la population locale ainsi que les touristes. “Environ 50 % de nos clients répartis sur l’année sont des touristes et nous ne les négligeons pas, mais il me semble que ceux–ci soient en attente de quelque chose qui leur est de moins en moins proposé au sein du commerce local : la French Touch”,  nous dit Yann Lecam qui regrette en effet que Marigot ne soit pas davantage considéré comme une véritable vitrine du savoir–faire français, car finalement c’est bien ce que viennent chercher les clients de passage sur l’île et plus particulièrement les originaires du nord de l’Amérique (avec une tendance sud-américaine en constante évolution). “Il faut se ressaisir et offrir de la nouveauté à nos clients, le marché a changé depuis ces vingt dernières années et nous devons sans cesse nous remettre en question pour nous adapter”.

Un genou à terre mais prêts à se relever, le défi est de taille mais pas insurmontable pour les commerçants de Marigot.

J-M. C.


FRENCH TOUCH…… what’s that ?

La “French touch” a été popularisée par le succès de la musique électronique française dans le monde, elle est désormais appliquée à de nombreux secteurs. La “French touch” incarne la qualité, mais aussi – et surtout – l’originalité du talent français. Si la notion a pu émerger puis s’exporter, c’est avant tout en raison d’un changement majeur des mentalités.

Source : BPI France

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