Nous vous avions décrit les vicissitudes liées à la construction du siège du Crédit Mutuel et le roman des fouilles archéologiques. Un nouveau chapitre vient de s’écrire : le Crédit Mutuel a reçu de l’INRAP (agence de gestion des fouilles) sous le contrôle de l’Etat le devis des fouilles ; comme quoi la lecture du St Martin’s Week produit des effets…

Et donc, le montant du devis s’élève, tranche ferme et conditionnelle, à 326 000 € auxquels il faut rajouter la livraison et la mise en oeuvre des palplanches par une entreprise guadeloupéenne ! Le coût final estimé s’élève à 400 000 €… pour un terrain de 300 m2 au prix d’acquisition de 330 000 €…

Le coût des fouilles se révèle prohibitif et à ce titre, il rend impossible toute opération de construction sur Marigot, car aucun propriétaire, aucun promoteur ne pourra amortir cette charge, d’autant plus que l’obtention du permis de construire reste conditionné au résultat des fouilles.

À l’heure où la Collectivité dit travailler sur un plan de revitalisation de Marigot, à ce rythme, la ville va devenir un musée… Il faut savoir qu’en France, chaque année, moins de 8 % des projets d’aménagement font l’objet d’un diagnostic archéologique.

Localement, il est évident qu’en dépit des grands discours pompeux, qui vont d’ailleurs se multiplier à l’approche des élections, rien de concret n’est fait pour encourager l’investissement et le développement du territoire, c’est même plutôt le contraire…

Même si l’on comprend parfaitement l’intérêt de rechercher et préserver le patrimoine mais l’on comprend beaucoup moins bien les délais et les coûts rédhibitoires de ces procédures. On comprend surtout mieux pourquoi les investisseurs et entrepreneurs désertent de plus en plus la partie française pour aller enrichir d’autres territoires.

Quoiqu’il en soit, concernant ce projet, il y a peu de chances qu’il sorte de terre sous ces conditions. Marigot redynamisé pourra ainsi porter un nouveau terrain en friche à son patrimoine…

Le lecteur agacé

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