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Il est évident que lorsque le Parisien, par l’entremise de Timothée Boutry, s’est rapproché de la rédaction du Saint-Martin’s Week, petit organe de presse à l’autre bout du monde, celle-ci s’est sentie flattée même si l’affaire qui justifie cet intérêt est profondément dramatique.

Nous nous sommes humblement mis à disposition du reporter, lui servant de guide voire de limiers sur une île qu’il foulait pour la première fois et mettant à sa disposition les moyens qui sont les nôtres pour qu’il puisse, et nous aussi naturellement, couvrir cette sombre affaire dans les meilleures conditions.

En avons-nous trop fait ? Nous sommes convaincus que non, et nous aurions même aimé en faire plus… Car, il ne faut pas se voiler la face, ces informations qui NOUS traumatisent de façon trop récurrente ne passent pas les barrières médiatiques que forme l’Atlantique.

Bien sûr, il y a le WEB et tout est mis en œuvre à notre niveau en tous cas pour que l’information saint-martinoise soit considérée au delà des limites insulaires.

Pour autant, bien des sujets que nous traitons au cours de l’année feraient la UNE des journaux nationaux et des 20 heures s’ils survenaient en métropole. Et ce traitement national donne une dimension particulière au pouvoir qui est octroyé à la presse, pouvoir qui est le pilier de sa légitimité. Car c’est bien en travaillant sur ces sujets et en les rendant publics que les leviers sont exercés sur les pouvoirs publics et les élus notamment pour que des faits de société qui témoignent de dysfonctionnements fassent l’objet de prises de décisions adaptées.

Le rayonnement potentiel à l’échelle nationale de ce que l’on nomme maintenant “l’affaire Turquin” à Saint-Martin fait de Timothée Boutry, et sans doute n’en a-til pas encore conscience, l’ambassadeur d’une situation saint-martinoise qui par bien des aspects mérite une “considération particulière”.

I.R.

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