Temps de lecture estimé : 3 minutes

Samedi 14 janvier, le parti Les Républicains se réunissait à Paris en Conseil national afin d’investir François Fillon comme le candidat LR pour la présidentielle, mais surtout afin de valider les investitures pour les législatives.

Et c’est bien ce point dont, localement, nous attendions aussi la conclusion tant les affirmations du député sortant en opposition avec celles du ticket challenger Beaupère/Fleming avaient de quoi semer le trouble dans les esprits.

Rappelez-vous, au soir de la victoire de Fillon, visiblement leur candidat, Christophe Beaupère et Anne Karine Fleming, forts de leur rôle respectif au sein des fédérations LR de Saint Barth et Saint-Martin,  annonçaient leur candidature aux législatives. À cela, le député sortant Daniel Gibbs, fort d’un communiqué co-signé par le Président Magras et le Sénateur du même nom, rétorquait que le duo n’avait aucune légitimité LR et qu’il était lui-même porteur de l’investiture du parti. La semaine dernière, Beaupère rappelait à Gibbs qu’il s’était engagé à ne pas se représenter aux législatives afin de se consacrer à son mandat local et qu’en cela, il leur avait laissé la porte ouverte.

Oui, mais… Souvenez-vous encore, en 2012, le parti national avait déjà fait la démonstration de son pouvoir décisionnaire et arbitraire en la matière en investissant Gibbs, après qu’il eut pourtant déchiré sa carte du parti, pour les législatives sans même en informer le président de la fédération saint-martinoise de l’époque : Louis-Constant Fleming (Père d’Anne-Karine Fleming).

Et ce samedi 14 janvier, c’est bien Daniel Gibbs qui a été formellement investi par ses 2 000 pairs du Conseil national LR sans passer par la case “en attente” qui concerne une centaine de circonscriptions “sensibles” pour lesquelles la décision d’investiture a été réservée (comme pour Patrick Balkany notamment). Notons ici que ce ne sont pas moins de 12 (sur 27) circonscriptions qui ont ainsi été gelées en outre-mer.

En se décalant un peu du conflit de personnes dont nous avons été témoins dès la déclaration de la candidature Beaupère – Fleming, cette investiture signe bien le fait que Gibbs a été identifié par Paris comme le vainqueur des prochaines territoriales, celui qui pourra ensuite porter Fillon, en dépit de son historique engagement sarkozyste, lors des présidentielles et lui apporter in fine un siège à l’Assemblée Nationale.

Dans la mesure où François Fillon a confirmé qu’il ne reviendrait pas sur la loi sur le non-cumul des mandats, la commission d’investiture devrait recevoir les candidats indécis dans les semaines à venir pour leur demander qui serait leur remplaçant idéal s’ils renonçaient à se présenter.

Ainsi, si élu dans l’exécutif territorial, Gibbs aura donc bien un choix à faire… en temps et en heure… même si l’organisation et la prévoyance du député ne permettent pas de croire que le scénario n’est pas déjà intégré.

I.R.

Commenter avec Facebook

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.