Temps de lecture estimé : 4 minutes

Je ne sais pas si la rédaction du Week’s m’offrira la possibilité de faire passer ce petit billet d’humeur mais j’ai bon espoir puisque comme, l’a affirmé le propriétaire du journal, le Week’s veut donner la parole à ceux qui ont une opinion.

J’avais juste envie de râler un peu face à ces primaires permanentes dont on nous rabâche les oreilles, de la droite et du centre d’abord, de la gauche maintenant… comme si toute l’actualité ne tournait plus qu’autour de cela, comme si tous les médias français tenaient avec cette grande comédie politique la poule aux œufs d’or…

“Je m’en fous, la métropole et ici ça fait deux et ici il n’y a pas de parti”
La mobilisation “historique” pour les premières primaires de la droite et du centre a surtout permis au parti de renflouer ses caisses et d’offrir à Fillon un QG flambant neuf alors que le parti venait, il me semble, de changer de siège… on nous a vendu le moment comme un élan de civisme, comme si les non-votants, toujours plus forts, étaient sortis de chez eux ! En fait, ne sont sortis de chez eux que ceux qui votent habituellement et le grand tour de passe passe de la droite a été de fournir aux gens de gauche la possibilité d’abonder au trésor nécessaire pour concourir aux présidentielles tout en leur offrant la possibilité d’éviter le candidat qui mettrait l’homme de gauche en difficulté dès le premier tour.

J’en reviens à mon sujet… c’est un peu actuellement comme si le tandem Classe Politique/Médias voulait nous imposer de ne pas sortir du cadre imposé depuis des dizaines d’années avec deux piliers centraux que seraient encore la gauche et la droite et deux épouvantails périphériques que seraient l’extrême gauche et l’extrême droite.

Pendant ce temps là, il y a un type qui pouvait sembler bien seul au début et qui en s’affirmant ni de gauche ni de droite mais surtout en rompant avec les habitudes archaïques est en train de secouer le cocotier sévèrement en véhiculant une image de modernité et de réussite, bref… d’espoir.

Je sens que le lecteur a déjà atteint le point du “Je m’en fous, la métropole et ici ça fait deux et ici il n’y a pas de parti”… normal. Et pourtant ! Saint-Martin a toujours eu certains côté avant-gardistes et les grands partis nationaux n’ont d’existence locale que parce que deux ou trois individus n’ont pas d’autre base sur laquelle s’appuyer. Sans agressivité, que serait aujourd’hui le député Gibbs sans la Machine LR et que dire de monsieur Mussington qui se souvient avant chaque élection ou avant chaque visite ministérielle ou présidentielle qu’il est le volontairement seul représentant PS localement puisqu’il fût suppléant de Lurel en d’autres temps ?

En l’état actuel des choses, et parce qu’il y a forcément une part d’irréductible gaulois en moi si j’écoute Sarko, je crois encore au droit de vote, j’irai donc voter et forcément pour celui qui semble être le seul à avoir quelque chose à proposer ou tout le moins le seul qui s’impose en terme d’image à Saint-Martin et aussi sans doute parce qu’il est le seul à ne pas avoir déjà eu réellement le manche entre les mains. Mais je me prends vraiment à rêver que quelqu’un ose enfin briser les habitudes et s’offre la liberté de parole et de pensée, que quelqu’un s’autorise à un grand coup de balai et à faire monter l’envie du peuple et l’adrénaline au sein d’une population politiquement endormie pour pouvoir prendre le train en marche plutôt que de regarder passer les wagons l’air béat.

En bref, j’ai envie de hurler : “S’il vous plaît, les médias, taisez-vous un peu quand il n’y a rien à dire ou plutôt laissez les politiques nous parler. Et vous, les politiques, n’oubliez pas de ne pas nous prendre pour des imbéciles et de penser au demain commun plutôt qu’au votre”.

L’électeur agacé

Commenter avec Facebook

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.