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Condamnée à un mois de prison avec sursis pour avoir frappé sa fille de 13 ans, cette mère de famille née en 1980 à la Dominique, est sortie effondrée du tribunal.

Les faits remontent au 21 avril 2016. Ce matin-là, l’adolescente se prépare pour aller au collège Soualiga. Elle est en train de nouer ses lacets lorsque sa mère lui demande pour la deuxième fois de préparer un biberon à son petit frère. Puis les choses tournent mal…

Dans sa déposition, la jeune fille raconte que sa mère a lancé un pot de crème capillaire dans sa direction, qu’il y avait de la crème partout, qu’elle est montée dans sa chambre, que sa mère l’a suivie, qu’elle lui a demandé de nettoyer les dégâts, qu’elle a refusé, que sa mère a pris un balai et l’a frappée sur la tête, sur le dos, que le manche du balai s’est cassé, que la mère a ensuite pris un marteau, l’a frappée au bras, que le père est arrivé et lui a enlevé le marteau des mains, et qu’elle l’a ensuite mordue au bras, pendant qu’elle-même essayait de se protéger.

À son arrivée au collège, l’adolescente informe le CPE de ce qui lui est arrivée et le protocole prévu par l’Éducation nationale en cas de violences sur mineurs se met en place. Les gendarmes se rendent sur place et entendent la victime, également vue par un médecin légiste, qui constate trois hématomes et une morsure. Un administrateur ad-hoc est désigné afin de défendre les intérêts de l’enfant.

Les gestes sont excessifs et condamnables

À la barre, la mère explique que sa fille est difficile, qu’elle lui parle mal et qu’elle ne veut pas lui obéir. Qu’elle a beaucoup changé depuis que la famille a déménagé à Cul-de-Sac et qu’elle subit la mauvaise influence de ses amis.

Au président qui lui demande pourquoi elle a jeté ce pot de crème, elle justifie son geste par l’attitude de sa fille : « À vous entendre, c’est vous qui avez initié la violence. Vous estimez avoir le droit de prendre un manche à balai et de la battre, mais la loi l’interdit » remarque-t-il.

L’ambiance s’est apparemment arrangée depuis à la maison, avec une meilleure communication. « Je sais que j’ai eu tort, » reconnaît la maman. Le père est là et veut intervenir pour faire savoir que sa femme est une bonne mère. « Personne ne dit que c’est une mauvaise mère, » considère le procureur dans son réquisitoire, « elle peut considérer son comportement comme éducatif, un droit de correction, mais les gestes sont excessifs et condamnables ».

L’administrateur s’est constitué partie civile pour la jeune fille et sa demande de dommages et intérêts sera examinée le 9 mars.

BD

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