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Le 15 novembre, cet homme de 27 ans né à Sint Maarten est arrêté sur la route pour un contrôle de gendarmerie de routine.

Il n’était pas présent hier à l’audience, mais les trois gendarmes qu’il a insultés et auxquels il a résisté étaient bien là et se sont portés partie civile.

Le contrôle a commencé normalement, « Bonjour Monsieur, veuillez présenter les papiers du véhicule », en anglais, ce qu’il fait. Mais il sort ensuite de sa voiture et veut récupérer ses documents. Les militaires lui demandent de se rassoir sur son siège, mais il refuse et tente d’attraper les documents dans les mains de l’un des gendarmes. Le gendarme le repousse de la main, le ton monte et les insultes fusent.

Rien de très original, « F***ing gendarmes », etc. Les gendarmes veulent l’interpeller, il résiste et est mis au sol avant d’être menotté et conduit à la gendarmerie. Il dit que les militaires lui ont donné un coup de poing et des coups de pied, et il a en effet un hématome à la tempe et des écorchures sur le tronc, qui peuvent être la conséquence de son interpellation musclée.

« Il n’est pas là et ses explications ne sont pas très crédibles, » considère le juge. Une absence reprise par le procureur : « S’il s’était estimé injustement contrôlé, il serait là. Lorsque quelqu’un est dans le refus, forcément ça se passe mal. L’acte de rébellion est caractérisé ».

Déjà condamné il y a deux ans pour refus de se soumettre aux analyses d’alcoolémie, il a cette fois été condamné à trois mois de prison avec sursis. Il devra payer 300 euros à l’un des gendarmes pour ses lunettes abimées, et 100 euros à chacun des deux autres, qui reverseront cette somme à une association de bienfaisance de la gendarmerie.

BD

 

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