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Un succès que nous ne pouvons éluder, même si localement complètement absent et des urnes et des débats faute d’hommes de gauche suffisamment forts ou organisés, mais que notre regard ultramarin permettra peut être de traiter avec distance.

Les primaires de la gauche s’achèvent donc sur la victoire claire et sans équivoque du candidat le plus à gauche, Benoît Hamon avec près de 59% des suffrages exprimés. L’avenir appartient visiblement de plus en plus aux hommes “nouveaux”… Outre la victoire large, c’est aussi une participation à la hausse qui est à noter et qui viendra atténuer les débats comparatifs entre le niveau de succès des deux primaires que nous avons vécues ces derniers mois.

«Je remercie avec beaucoup d’émotion tous ceux qui m’ont apporté leurs suffrages. Vous êtes le coeur vaillant et battant de la France. J’aurai l’honneur de porter vos espoirs de progrès. J’ai la conviction que notre pays a besoin d’une gauche innovante, moderne, qui pense le monde tel qu’il est et non pas tel qu’il fut. Notre nation est éprise de justice et de liberté mais se perd quand elle rejoue les querelles d’hier. (…) Nous devons inventer le monde du travail du XXIe siècle, le revenu universel d’existence permettra de vivre le travail plutôt que de le subir. (…) ».

Manuel Valls, que l’on sentait indécis quant à son soutien éventuel en cas de défaite, a fait le choix de l’union, sauvant ainsi son avenir politique.

“Benoît Hamon a gagné. Je tiens chaleureusement à le féliciter. J’ai depuis toujours le sens de la loyauté. Benoît Hamon est désormais le candidat de notre formation politique, il lui appartient d’engager le rassemblement. (…) Je veux remercier les électeurs qui se sont déplacés, quel que soit leur vote, c’est à l’honneur de notre démocratie. (…) Merci à toute l’équipe et à tous ceux qui se sont mobilisés pour moi, dans tous les départements. Des amitiés se sont à jamais nouées. Les défaites font partie de la vie politique. J’aime trop la vie pour que la rancoeur puisse chez moi l’emporter. (…) Depuis 2012, nous avons fait tant de choses”.

Pendant ce temps, le grand gagnant ouvre déjà les bras à Mélenchon et Jadot pour tenter une ultime fois cette grande union des gauches et espérer peser autant que possible sur les présidentielles à venir.

IR

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