Enthousiasmés par ces prémices locaux, permettez-nous de vous emmener au large des côtes africaines, survoler la plus petite îles des Canaries.

280 km2 d’un sol aride et volcanique abritant quelques 11 000 âmes, El Hierro, le fer en français, se pose là comme un endroit unique classé réserve de biosphère par l’Unesco mais surtout comme un modèle mondial d’indépendance énergétique.

En effet, depuis 2014, El Hierro est autonome grâce aux énergies renouvelables au travers d’un parc éolien et d’une station hydraulique.

Ce résultat, c’est le fruit d’une volonté politique qui a traversé le temps, posée sur une mobilisation de toute la population. Le défi relevé, par les représentants élus d’El Hierro, fut de remonter, pendant des décennies, un mille-feuille administratif aux échelles régionale, nationale, européenne et jusqu’aux Nations unies qui a permis de lever 80 millions d’euros pour bâtir un ensemble d’équipements garantissant l’indépendance énergétique. Aujourd’hui, la centrale hydro-éolienne arrive à produire 11,5 mégawatts pour une consommation de la population de 7,5. El Hierro s’est ainsi affranchie de  l’importation des 40 000 barils de pétrole dont l’île avait besoin chaque année pour faire fonctionner sa centrale diesel, soit 2 millions d’euros d’économie et 18 000 tonnes de CO2 en moins.

Ainsi, El Hierro est à la fois une réserve naturelle et une “smart island” dont le modèle est, paroles d’experts, “reproductible sur les îles hautes et ventées du monde”. Alors, comment ne pas penser à nous qui vantons TOUS notre incroyable capital.

En attendant, El Hierro installe des panneaux solaires pour recharger des voitures électriques et jouir de ce que son exemplarité a permis en terme de promotion touristique, être le meilleur, c’est un bel argument.

IR

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