Temps de lecture estimé : 2 minutes

C’est une pratique qui échappera sans doute à votre entendement tant le mot corruption est un tabou difficile à dépasser, convaincus que vous êtes peut être encore de la régularité des process électoraux qui sacrent ou anéantissent les ambitions.

Dans son court communiqué, Monsieur Gumbs invite à un réveil des consciences et du civisme en dénonçant par exemple ce qu’il conviendrait d’appeler “la bourse aux enchères des votes”.

Le principe est assez simple, et peut prendre plusieurs formes, même si particulièrement difficile à sécuriser pour le candidat qui se laisse prendre au piège. Exemple : un lambda, qui n’en est d’ailleurs généralement pas vraiment un, vient frapper à la porte du candidat en campagne lui proposant une liste de noms en face desquels une liste de montants est couchée. Libre ensuite au candidat de s’adonner à cette pratique, naturellement tout à fait interdite mais complexe à mettre en évidence, et de se donner les moyens de sécuriser son investissement.

C’est un peu comme cela que dans certains bureaux de vote en 2012, les préposés au dépouillement ont pu déplier quelques bulletins garnis de coupures de monnaie que le malheureux votant a oublié de récupérer avant d’introduire son bulletin dans l’urne…

Un acte courageux que celui de Monsieur Gumbs qui semble vouloir réintégrer la probité dans le process électoral qui est le pilier de l’expression démocratique et tant on sait l’omerta qui pèse sur les us et coutumes électoraux . Cela permettra peut être aux GO des élections d’ouvrir l’œil là où il le faut.

I.R.

Commenter avec Facebook

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.