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Le 24 novembre 2016, la gendarmerie et la Police aux frontières effectuent des contrôles le long de la route de Bellevue, à hauteur du magasin SporTech.

Il est presque 20 heures, mais l’endroit est éclairé par les réverbères et les policiers portent des brassards fluorescents qui permettent de les voir de loin. Un scooter arrive, le passager arrière n’a pas de casque et les forces de l’ordre font signe au conducteur de s’arrêter. Mais l’engin tourne brusquement en direction du parking de Bellevue et s’arrête devant le Monoprix.

Le contrôle a donc lieu devant la supérette et tourne rapidement au vinaigre. Sommé de montrer une pièce d’identité, le conducteur n’apprécie pas et passe ses nerfs en sortant un chapelet d’insultes. « Sale flic, vous êtes des faibles, fucking men, enc*** » et autres noms d’oiseaux, avant de finalement sortir sa carte d’identité.

« Les gendarmes voulaient partir avec moi, pourquoi? Je me suis retrouvé encerclé et j’ai pété les plombs, » essaie de se justifier le conducteur de l’engin. Ce à quoi le juge répond qu’il y a « d’une façon générale une difficulté à remettre des papiers quand les gendarmes le demandent. Ils ont pourtant le droit de le faire, c’est prévu par la loi ». Ils affirment également ne pas avoir cherché à éviter le contrôle, mais ne convainquent pas le tribunal. Pour le procureur, qui rappelle que la loi prévoit que l’on puisse retenir pendant quatre heures une personne pour vérifier son identité, « leurs explications sont en partie contredites par la procédure ».

Tous deux ont été condamnés à 300 euros d’amende, et le conducteur à un mois de prison avec sursis. Ils devront également verser 150 euros de dommages et intérêts à l’un des policiers qui s’est porté partie civile.  

B.D.

 

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