Temps de lecture estimé : 3 minutes

Deux fois en trois semaines, ce Jamaïcain de 20 ans a insulté les gendarmes à Grand-Case, la première fois dans une affaire de stupéfiants et la seconde avec un scooter volé.

« J’ai fait une bêtise, je vais essayer de changer pour mon enfant« . On espère que ce jeune homme va tenir parole, car la vie risque de se compliquer pour lui dans le cas contraire.

Le 14 janvier 2017, les gendarmes du PSIG patrouillent rue des Écoles, à Grand-Case, et remarque un groupe d’individus, qui se disloque à leur passage. Les militaires repèrent que l’un d’eux passe derrière une voiture en stationnement, se baisse quelques secondes puis se relève. Ils le contrôlent immédiatement et trouvent un tube de M&M’s sous la roue avant gauche de la voiture, rempli de 18 pochons de ce qui s’avèrera être 12 grammes de cocaïne.

L’homme, un Jamaïcain de 20 ans, est arrêté, menotté et conduit à la gendarmerie. Il n’apprécie pas la manoeuvre et profère une vingtaine de fois le mot « Fuck« , accompagné de divers substantifs et menace directement l’un des gendarmes : « Tu vas voir pour ta gueule !« .

Ses deux téléphones sont saisis, ainsi que 136 dollars et 150 euros trouvés sur lui, qu’il aurait gagné en faisant un petit travail de mécanique. Trois semaines plus tard, vers deux heures du matin à hauteur du Rainbow, les gendarmes voient arriver un individu sans casque, sur un scooter sans plaque et en sens interdit.

Il s’agit du même Jamaïcain, qui ne peut pas présenter ses papiers, ni ceux du scooter. « Tu me fais chier avec tes questions, » lance-t-il au gendarme qui le contrôle, en essayant ensuite de s’échapper avec son scooter. L’un des militaires bloque alors l’engin et évite de justesse un coup de poing. Un autre l’immobilise par derrière, reçoit des coups de pied et finit par le plaquer au sol, tout en étant abreuvé d’insultes. L’enquête déterminera que le scooter a été volé.  

Une peine pas très sévère

À la barre, il a réponse à tout. Il explique qu’il a récupéré ce tube jeté par un dealer la veille et que la cocaïne ne lui appartenait donc pas. « Les gendarmes racontent n’importe quoi, » profère-t-il. Et ils ont été violents, c’est pourquoi il s’est montré agressif et les a insultés. Et puis il n’était dans le sens interdit que sur une petite distance.

« Les gendarmes ne font pas n’importe quoi, ils font leur travail. Quand on se promène avec un tube de cocaïne, puis sur un scooter volé et que l’on cherche à échapper à un contrôle, ça se passe mal, » observe le procureur. Puis, le prévenu ayant informé que sa compagne était enceinte, il ajoute : « Votre femme et votre enfant n’ont pas besoin de quelqu’un qui a des problèmes avec la gendarmerie« .

Il a été condamné à six mois de prison avec sursis, « une peine pas très sévère » lui fait remarquer le président du tribunal. Il lâchera tout de même un dernier « fuck » en apprenant que l’argent saisi est confisqué.

B.D.

Commenter avec Facebook

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.