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De l’avis de l’INSEE même, dans sa dernière étude sur Saint-Martin,  “il est difficile d’estimer la capacité en meublés de tourisme tout comme de connaître leurs taux d’occupation.”

Pour autant, l’IEDOM annonçait en 2007 dénombrer sur l’île 19 guest-houses, totalisant 192 chambres ; près de 100 villas à la location, soit environ 400 chambres ainsi que 270 anciennes chambres hôtelières transformées en “meublés de tourisme.” A ces statistiques officielles, il convient d’ajouter selon José Palma Andres, dans son rapport sur les perspectives de développement de Saint Martin, “environ 1400 chambres sauvages”, c’est à dire de chambres louées par des particuliers hors cadre légal et fiscal.

Ainsi, là où le discours officiel déplore la perte de chambres d’hôtels enregistrée à Saint-Martin depuis les années 2000, la réalité est autre mais difficilement quantifiable. Comment dès lors projeter quelque politique, que ce soit en termes de fiscalité, de développement touristique, de gestion foncière et immobilière sur des chiffres qui n’existent pas de manière fiable ?

Pourtant, au regard des statistiques nationales, ce pan de l’activité touristique mériterait d’être exploité et mieux encadré.

En fait, au-delà des volontés politiques et des discours électoraux, la question de la location saisonnière n’est qu’un clou supplémentaire planté sur le tableau de la carence statistique de Saint-Martin qu’il ne s’agit plus d’illustrer mais de combler.

Les mauvaises langues diront qu’au rythme auquel ce dossier, évoqué dès 2008, avance, il serait plus sans doute rapide de confier à l’un des nombreux agents de la COM le recensement des annonces de location saisonnière…

IR

 

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