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 J.Y.G, né en 1983 à Saint-Martin, a comparu à l’audience correctionnel du 9 mars pour avoir frappé sa compagne. Il a été condamné à 4 mois de prison avec sursis et à 3 800 euros de dommages et intérêts.

Le 1er décembre 2016, il s’énerve parce que sa compagne n’est pas à la maison lorsqu’il revient de son travail. Il l’appelle, la retrouve dans le bar où elle prend un verre avec des amis, l’entraîne dehors, la tire par son sac dans sa voiture et se met à la frapper violemment. Le médecin relèvera des hématomes sur les bras, le dos et les épaules, ainsi qu’une morsure sur un avant-bras.

À la barre, il tente de minimiser les faits. Elle lui aurait même déjà demandé de la frapper. Et puis, elle n’était pas là à son retour! « C’est fini la période des cavernes où on traînait sa femme par les cheveux. Si elle a envie de sortir, elle n’a pas besoin de votre permission, » l’informe le président.

L’avocate de la plaignante révèle qu’il l’avait déjà violentée auparavant et qu’elle souffre d’un traumatisme psychologique important, dont l’une des conséquences est qu’elle n’est pas présente au tribunal, par peur de faire face à son agresseur. Elle demande des dommages et intérêts pour les sévices.

Il a été condamné à quatre mois de prison avec sursis, 1500 euros de dommages et intérêts pour le préjudice corporel, 1000 euros pour le préjudice moral, 300 euros pour le préjudice esthétique et 1000 euros pour les frais de justice.

« Il va falloir payer, c’est une vraie sanction et ça fait cher pour un coup de colère, » lui a lancé le président en ajoutant que s’il revenait au tribunal dans un délai de cinq ans pour des faits identiques il irait immédiatement découvrir les « délices » de la prison de Baie-Mahault.   

B.D.

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