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Prévenu pour avoir opposé une résistance aux forces de l’ordre, il a également été jugé pour une plainte pour violences conjugales déposée en novembre par la mère de ses deux enfants.

Le 11 décembre 2016, les gendarmes sont appelés à Sandy Ground pour un différend dans un couple, l’homme étant apparemment armé d’un fusil. Sur les lieux, ils frappent à la porte de la maison indiquée, sans qu’on leur ouvre, puis se trouvent face à un individu torse nu, sans fusil, mais très énervé. Il s’agit du conjoint en question auquel ils demandent ses papiers. Mais il leur tourne le dos et s’en va, faisant mine de téléphoner. Ils insistent et finissent par essayer de lui passer les menottes. Il se débat, résiste, est mis au sol, où il continue de se rebiffer, à tel point que les militaires lui donnent un premier coup de taser sur la cuisse et 5 secondes plus tard un second coup.

Il explique au tribunal qu’il s’est énervé parce qu’il ne peut pas voir ses enfants comme il le souhaiterait, et accuse son ex de “faire tout ça” parce qu’il a refusé de l’épouser. Elle est là, répond aux questions du juge et il s’avère que la violence est partagée dans ce foyer. Entendus par un gendarme, les enfants racontent qu’ils ont entendu leur père dire “je vais te tuer” à deux reprises à leur mère. Puis que Papa tapait Maman plein de fois quand ils vivaient ensemble, et que Maman aussi tapait Papa.

Le 20 novembre, la violence culminait et elle décidait de porter plainte et de le quitter. Dans son réquisitoire, le procureur a mis en garde le père violent : “Il doit comprendre que s’il veut exercer son rôle de père, mais qu’il est condamné pour son attitude envers les gendarmes et qu’il se montre agressif, ce sera compliqué pour lui confier ses enfants“.

Il a demandé 6 mois de prison avec sursis, interdiction d’entrer en contact avec la mère de ses enfants, interdiction de détenir une arme – parce qu’il portait sur lui un couteau Opinel – et obligation de soins en ce qui concerne sa violence. Le jugement a été mis en délibéré au 6 avril.

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