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Et bien, n’en déplaise aux candidats en lice, nous allons tenter de répondre avec vous à cette question. Car c’est bien le constat que l’on peut faire dans les cercles que nous fréquentons et qui ne sont pas forcément des plus fermés : une part plus que conséquente des votants potentiels n’a pas encore fait son choix.

Et pour ceux qui apprécient la lecture, voici un ouvrage écrit avant les élections presidentielles de 2012 et qui reste suffisamment d’actualité…

Nous éliminerons de la réflexion la famille proche des candidats (et encore…) ainsi que les fans et groupies inconditionnels qui, par essence, ne se posent pas la moindre question, position sans doute confortable et qui a tout le moins l’avantage de ne pas provoquer de headache ou de cas de conscience.

On éliminera aussi les traditionnels 50% d’abstentionnistes qui au regard de cette campagne n’ont sans doute pas perçu la lueur ou la parcelle démocratique qui auraient été à même de les amener jusqu’à l’isoloir.

Mais il reste tous les autres…

Et ce sont eux qui feront ou déferont les femmes et les hommes en lice. Et bien ceux-là ne risquent pas de voter pour un programme ou pour un vent de fraîcheur puisque les programmes disposent d’un large tronc commun et que les candidats n’ont rien de perdreaux de l’année.

Eviter la prise de risque

Ils voteront donc pour une femme ou un homme, pour une image et ils feront leur choix sur des critères parfaitement objectifs : la prise de risque et leur avenir personnel. Parce qu’à Saint-Martin, au regard de l’étroitesse du territoire et de notre vie en vase clos, nous connaissons tous les candidats, les colistiers, leurs histoires, leurs tempéraments… et nous les croiserons encore tous demain, élus ou pas… chacun va donc aller voter pour celui ou celle qui ne le mettra pas en danger personnellement, financièrement ou  professionnellement… aussi simple que ça.

Et surtout, afficher l’indécision jusqu’aux résultats

L’hésitant va se rallier à son instinct de survie, à son intuition, va faire le tour de ses contacts, sonder son cercle tout en restant le plus évasif possible pour ne présenter aucune aspérité, rentrer dans le moule de l’indécis pour pouvoir afficher un visage triomphant quelque soit le vainqueur in fine et pouvoir le clâmer haut et fort : “Tu sais, j’ai voté pour toi”, comme une garantie de paix, d’immunité pendant 5 ans… faudrait pas fâcher l’élu et risquer son courroux. Certains se sont aventurés à braver l’interdit et s’en mordent encore les doigts, pendant que d’autres trop “bavards” sont peut être déjà en train de plier bagages ou de voir leur rêve de développement sur un foncier non constructible s’évaporer…

IR

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