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Avant même que d’aborder le sujet, il ne s’agit pas ici de manquer de respect à celles et ceux qui s’adonnent aux plaisirs de la campagne avec l’énergie de l’espoir ou du désespoir… l’on sait à quel point cette épreuve demande de l’abnégation pour ceux qui portent ces 8 listes et à quel point la fatigue sera pour l’essentiel la seule gratification.

Ami entends tu…

Il s’agit surtout de partager ici un sentiment de cacophonie générale, un brouhaha sourd duquel il est difficile d’extraire des lignes intelligibles et claires. Evidemment, les podiums et les meetings fleurissent dans les quartiers, on notera d’ailleurs que tous ne sont pas logés à la même enseigne puisqu’Orient Bay par exemple ne fait pas partie des espaces où il fait bon s’exprimer. Evidemment, les radios et les journaux relaient à tire d’aile tout ce que la grande soupe politique peut avoir de succulent à se mettre sous la dent. Plus encore évident, le rôle incontournable des réseaux sociaux, devenus l’arme absolue pour toucher large et à moindre frais.

Autant de langues que de discours

Pourtant, et ce n’est pas faute d’y consacrer neurones et temps, on n’y comprend rien même lorsque l’on dispose de la précieuse clef du plurilinguisme. Les discours tenus sur les radios divergent profondément en fonction de la langue, et qu’on le veuille ou non, les larges cercles que permet pourtant de créer facebook ne présentent malheureusement que peu d’espaces communs à toutes les communautés de votants.

Spécificités aussi en campagne

Cela ne relève pas forcément de la responsabilité des candidats mais le fait est qu’à Saint-Martin encore une fois, les choses ne peuvent pas être appréhendées comme ailleurs, pas même les campagnes électorales. Ainsi, avec beaucoup d’empathie pour ceux qui en ont la charge, comment est-il possible de contrôler la teneur des propos, les temps de parole, les positions discriminantes ou tout autre dérapage lorsque le tissu médiatique n’est pas maîtrisé ou pas maîtrisable ?

C’est ici le moment de remercier celles et ceux qui ont apprécié le tandem Transat-Saint-Martin’s Week dans la teneur de l’émission, par sa volonté d’aborder les programmes, le fond des sujets plutôt qu’une forme parfois discutable.

Et pourtant, la solution est simple…

En la matière, c’est par contre sur Youth Radio qu’une synthèse pragmatique de la volonté de la masse électorale est venue à nos oreilles et qui met bien en valeur cette altération croissante de la relation, si relation il y a encore, entre la classe politique et l’électeur : selon Youth Radio, la population serait en attente de l’union sacrée, d’une liste unique et plurielle où chacun serait à son poste, entendez par là au poste où il peut faire preuve de sa compétence plutôt que de ses ambitions.

IR

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3 comments

  1. La volonté du peuple d’un Union Sacrée correspond au thème général de la campagne cette année. Les candidats on vendu leur personnalité, leur caractère plutôt que leur programme. On abandonne la vision et les promesses pour une COM gérée correctement et gouvernable.

    Malheureusement, le désir de cette population trahit du même fait, la raison pour laquelle ce n’est pas possible. Alliez des caractères si opposés pour des priorités « communes » relève d’un utopie, qui semble naître d’un espoir vain que quelque chose bouge enfin.

    Enfin, je tiens à remercier le tandem Transat+Weeks pour les quelques emissions que j’ai pu suivre. J’ignore s’il y a un podcast si c’est le cas, très bien, si cela ne l’est pas, cela serait intéressant d’y penser.

      1. Je ne vais pas hésiter à écouter les interventions des candidats restant.
        Peut-être pourrait-je glaner si et là quelques explications sur des questions précises.

        Notamment, la liste de Mussington semble être une version allégée de l’Union Sacrée proposée ici, car on y retrouve des membres qui étaient opposés en 2012 tant sur les idées que sur les mouvances politiques. Qui de LMussington ou de FGumbs a oublié que l’un était un jour affilié au PS et l’autre à l’UMP ?

        J’espère qu’Alain Richardson n’a pas parlé que de fiscalité car il semblerait que cela soit son rayon. Un autre site d’information a recensé pêle-mêle les solutions sur la fiscalité et je me souviens qu’En Marche avait sérieusement détaillé tout le code fiscal de Saint Martin. Au point, que quand je suis arrivé à Gibbs qui souhaitait une commission pour analyser le regime fiscal Saint Martinois devenu illisible, je ne me suis dit une seule chose « Ask Alain, he seems to know a lot ’bout it ».
        Remarque si c’est pour tomber dans le « Sauvons Marigot », je ne sais pas ce que je vais préférer entendre.

        Et enfin, Daniel Gibbs, qui a du forcer les biceps de son expérience de député, a-t-il amené une photo de lui avec NSarkosy à un quelconque meeting ? Le projet Gibbs doit être huilé et bien présenté, moi je me demande s’il y croit toujours à son projet.. Il a moins de boulets canadiens par rapport à 2012, mais il n’a pas non plus l’armement canadien derrière lui. mal pour un bien.

        Au final, ce qui me ferait le plus plaisir après cette élection, serait que le conseil d’état ne l’annule pas ! Cela serait bien pour une fois, d’avoir pour président quelqu’un qu’on a élu. Juste une fois, sur Trois mandatures… Ca serait le minimum.

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