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Il fût un temps où les petites entreprises locales qui œuvrent dans le domaine du textile, de l’impression, du gadget ou de tout autre support pouvant devenir identitaire attendaient ce monstrueux coup de feu que constituent les élections locales. Une petite bouffée d’air dans un contexte économique tendu, et le mot est faible.

Elections : de vrais budgets…

Les besoins sont là, évidents. Il y a naturellement ce qui est imposé, comme les bulletins, les affiches et les professions de foi et il y a ce qui l’est moins… casquettes, T-shirts, drapeaux et autres goodies en tous genres sans oublier les chefs d’œuvre musicaux qui enrobent l’ensemble d’une douce ambiance.

En 2012 déjà, des voix s’étaient élevées vis à vis du fait que certains produits, pourtant réalisables localement, avaient in fine été réalisés ailleurs. Les entreprises locales tirant leur épingle du jeu restant évidemment celles qui sont encore incontournables du fait de certains délais ne permettant pas de “faire faire ailleurs”, délais que les habitudes saint-martinoises de la liste “last minute” ne risquent pas d’assouplir.

…mais des budgets surveillés et serrés

En 2017, les voix sont plus fortes et mettent surtout en exergue le fait que quasiment tous les candidats disposent au cœur de leur programme d’un large pan réservé à la préférence locale. Les professionnels des secteurs concernés s’insurgent donc ne pas avoir été sollicités et constatent cet étonnant grand écart que semble constituer le choix de “faire faire ailleurs” tout en défendant une électoraliste “préférence locale”.

La réponse tient sans doute dans le fait que les élections d’aujourd’hui, ce n’est plus l’open bar d’hier… d’abord, il y a les règles qui pèsent de plus en plus et les recours auprès de la C.N.C.C.F.P. (Commission nationale des comptes de campagne et des financement politiques) qui mettraient en péril le plus comptable des têtes de liste tant aujourd’hui le droit a volonté à être appliqué et qu’il constitue même une belle arme pour le perdant. On se posera d’ailleurs la question de savoir si l’Etat rembourse les frais de campagne sur présentation de factures chinoises…… (Rassurez-vous, nous ne nous la posons pas vraiment).

Et une grosse recherche de compétitivité

Ensuite, il y a la crise économique, celle qui veut que les tarifs soient serrés, épluchés, négociés à l’extrême, que l’on cherche avec le budget le plus court à en avoir le maximum possible. Et puis il y a la mondialisation, le produit chinois ou indien accessible à bas prix et livré néanmoins dans les temps, celui qui est inconcurrençable et dont la qualité ou l’éthique ne rebutera pas le commanditaire puisque par principe une campagne électorale est un moment éphémère.

La préférence locale n’est pour le moment qu’une promesse

Et enfin et surtout, il y a la politique, celle qui veut que les promesses qui y sont faites n’engagent que ceux qui les écoutent selon Charles Pasqua qui, sur ce point, aura été d’une redoutable honnêteté…

IR

 

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