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Ils seront trois au second tour des élections. Les égos auront donc jusqu’au bout prévalu et la grande unité n’aura pas lieu ou alors il faudra attendre l’après installation du conseil territorial nouveau…

La victoire finale de Daniel Gibbs semble d’ores et déjà écrite et il ne reste plus qu’à espérer qu’elle ne sera pas, comme au premier tour, l’expression de la volonté de la minorité, que les électeurs retrouveront le chemin des urnes pour que toute la légitimité soit recouvrée.

Ainsi, la Team Gibbs devrait, sur la base des résultats du premier tour, poursuivre sur sa lancée et remporter 16 sièges minimum au prochain Conseil territorial, le MJP-Hope peut en espérer 4-5 tandis que le MVP de Richardson en obtiendrait 2-3 sauf surprise évidemment.

Les meilleurs ennemis de la scène politique locale, Louis Mussington et Alain Richardson, justifieront des désaccords trop profonds sur les idées et les valeurs, malgré leurs anciennes affinités et des programmes proches.

Mais la réalité est bien plus consternante, si l’on se place du point de vue du territoire.  Les challengers de la liste TG2017 ont préféré ignorer le message de la rue et des urnes pour se préserver quelques sièges sur les bancs de l’opposition, place que ces trois têtes de liste ont déjà suffisamment pratiqué pour en connaître le confort. L’enjeu pour eux est maintenant dramatiquement éloigné des problématiques territoriales pour se focaliser sur qui aura le plus grand nombre de sièges et se prévaloir de prendre la tête de l’opposition. En effet, l’obligation d’être 5 pour pouvoir constituer un groupe d’élus et donc bénéficier de moyens (locaux, personnel…) aura, n’en doutons pas, raison de tous les arguments employés par les uns et les autres pour ne pas s’unir avant.

Ce dont nous ne pouvons douter non plus, c’est que ce n’est pas ce type de comportement qui parviendra à remobiliser un électorat qui a déjà trop déserté les isoloirs ni à rendre à la chose politique ses lettres de noblesse.

Enfin, et le détail n’est pas des moindres, c’est aussi pour ceux qui siègeront au Conseil, la garantie de ne pas subir de longue traversée du désert, peu valorisante et peu valorisée, et l’espoir de pouvoir réapparaître un jour peut être au premier plan de celle belle mécanique bien huilée qui ne sert définitivement pas, et localement moins qu’ailleurs, à rapprocher le peuple de ses élus.

IR

 

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