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Tout changement de gouvernance entraîne naturellement des modifications au sein de l’organigramme administratif de la COM, en fonction des priorités mises en avant dans les programmes, en fonction des affinités ou des passifs aussi et parfois même en fonction des engagements et affichages électoraux de la campagne.

D’abord… le cabinet

Logiquement, après toute élection surtout menant à l’alternance ou nouvelle nomination, les premiers personnels à préparer leur départ sont ceux des cabinets. Logiquement car ceux-ci sont en général formés de collaborateurs choisis par l’élu “ayant pour mission de le conseiller et de l’assister dans la réalisation de l’ensemble de ses missions” eu égard à “la nécessité  de pouvoir compter sur une équipe dévouée et proche de lui sur le plan politique, puisqu’il ne peut choisir les membres de son administration.” (source : vie publique). En court, le cabinet est le premier cercle de l’élu, il repose généralement sur un panel de femmes et d’hommes en qui il sait pouvoir avoir confiance et ceux-ci le lui rendent bien… en théorie.

A cet égard également, Saint-Martin a su faire preuve de spécificité puisque le cabinet des présidents depuis le changement institutionnel a peu changé même s’il a été largement étoffé sous la dernière mandature avec l’ajout notamment d’un directeur en la personne de Pierre Brangé – ce poste étant étrangement resté vacant sous la première mandature, et le rapatriement de certains services tels que la direction des affaires européennes et de la coopération ou de la démocratie participative.

Des mouvements oui, mais sécurisés

Ainsi, après l’installation du conseil territorial dimanche 2 avril, devrait survenir un certain nombre de changements dans la strate administrative de la COM et si certains s’interrogent (ou devraient s’interroger) sur leur avenir professionnel, un grand nombre d’agents est sécurisé dans son statut de titulaire et imperméable aux (ré)affectations éventuelles, avec un leitmotiv caractéristique : “les élus passent, les fonctionnaire restent.”

Au-delà du cabinet, certains postes, et non des moindres, sont encore ou seront prochainement vacants à la Collectivité. Ainsi par exemple, les postes de DGA du pôle développement économique ou DGA de l’administration générale sont inoccupés tandis que les postes de DRH et DGS devraient se libérer sous peu.

Quoiqu’il en soit, le personnel de la Collectivité est (trop) souvent stigmatisé quant à son trop grand nombre, son coût, ses avantages ou son inefficacité.

Attention, personnel sous évaluation

A cet égard, nous avons d’ores et déjà une réponse de Daniel Gibbs, donnée durant sa campagne. Sa volonté est de poursuivre le travail de formation des agents en place afin de les amener au niveau de compétence nécessaire à l’exercice de celles dont la Collectivité dispose et ce avec la volonté globale de faire progresser les agents en catégorie. En ce qui concerne le besoin immédiat d’ingénierie, il nous faudra attendre les décisions de la Team Gibbs qui, elle-même, attendra les résultats de l’audit qu’elle entend mener en la matière… à moins que sur certains pans la feuille de route comporte déjà des noms.

Pour mémoire, la pyramide administrative de Saint-Martin, c’était en 2006 :

  • 43 services communaux répartis en quatre directions : Direction générale des services, Direction des finances, Direction des ressources humaines et Direction des services techniques
  • 588 agents encadrés par 7 cadres de catégorie A, 10 de catégorie B et 26 de catégorie C (!).

Ce n’est que fin 2007 qu’un nouvel organigramme a été établi afin de prendre en compte les nouvelles compétences héritées, avec la création de 11 directions et 18 services supplémentaires au sein de 2 pôles : un pôle “fonctionnel dévolu aux organismes consultatifs (CESC, Conseils de quartier, Evaluation des politiques publiques) et un pôle “opérationnel” regroupant l’administration générale et les finances, le développement humain, le développement durable, le développement économique et “solidarité et familles.”

Aujourd’hui, sans que l’on ne parvienne à en connaître l’effectif précis, entre titulaires, contractuels, prestataires…, le personnel de la COM pèse 39 millions d’euros dans le budget primitif 2016.

Les bienfaits de l’élévation

Lorsque l’on est au fait de l’état des finances dont hérite l’équipe entrante, on se dit qu’il va falloir faire preuve de beaucoup de créativité et de rationalisation pour parvenir à élever l’administration au niveau des ambitions affichées durant la campagne.

IR

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