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Pas que nous ayons une envie démesurée de faire de ce discret moment un évènement mais il est toutefois à poser dans les annales… même en cette période où les drapeaux de toutes sortes ont su fleurir dans les endroits les plus incongrus donnant à Saint-Martin un air de fête foraine géante. 

En effet, la Préfecture de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin, qui surplombe avec toute la fierté due à la République Française notre Marigot en cours de redynamisation, s’est éveillée vendredi 25 mars dernier aux couleurs de la République… d’Haïti. L’histoire ne dit pas encore qui et pourquoi cette usurpation d’identité mais ce qui est effectif c’est que la République et sa représentation locale a minima ne peuvent pas avoir apprécié.

Les plus Républicains…

Outrage ultime à la Nation, blessure profonde et insupportable pour ceux qui portent la République au cœur ou au revers, cet acte passe pour les Républicains les plus convaincus pour un crime abject, une provocation, une usurpation de notre emblème national, la symbolique de la Cinquième République, ces couleurs déployées dans la plupart des cérémonies officielles, qu’elles soient civiles ou militaires et qui couvrent nos bâtiments officiels…

Les plus inquiets…

Ceux là se demandent comment en plein état d’urgence étendu Outremer pour des raisons de “cohérence nationale”, il a été possible pour un quidam de s’offrir le sommet de l’Etat, tout le moins localement, pour en usurper l’identité… La préfecture n’a pour le moment pas réagi officiellement à cet affront mais n’a que peu apprécié le moment et le fait de retrouver le drapeau français au fond d’une poubelle.

Les plus virulents

Alors là, c’est plus tendu puisque l’usurpation de drapeau offre aux plus nationalistes la double porte d’entrée de “l’outrage à la nation” et de “l’envahisseur haïtien vivant de la CAF et des minima sociaux français”. Pour ceux là, pas de concession, le crime n’est pas pardonnable et illustre bien la guerre larvée que vit le territoire entre ses différentes communautés.

Sur fond de crise majeure Guyanaise, le drapeau haïtien au sommet de l’état français à Saint-Martin pourrait bien avoir des conséquences dépassant la plaisanterie potache à moins qu’il ne s’agisse effectivement d’une action aux sombres desseins.

Là où le journal Libération évoque déjà le poids de la perte de la Guyane pour la France, sommes-nous en droit de nous interroger sur la présence et le poids Demain d’un Saint-Martin’s Flag en hauts lieux ? Bien sûr que non… nous ne le ferons donc pas !

Rappelons que le délit pénal d’outrage à l’autorité de l’État ne se limite pas aux personnes physiques des représentants de l’administration. Depuis les années 2000 et suite à de trop nombreux “dérapages”, les délits d’outrage aux symboles impersonnels de la République française sont condamnables.

Décret no 2010-835 du 21 juillet 2010 relatif à l’incrimination de l’outrage au drapeau tricolore, qui précise : “est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe le fait, lorsqu’il est commis dans des conditions de nature à troubler l’ordre public et dans l’intention d’outrager le drapeau tricolore : 1° De détruire celui-ci, le détériorer ou l’utiliser de manière dégradante, dans un lieu public ou ouvert au public ; 2° Pour l’auteur de tels faits, même commis dans un lieu privé, de diffuser ou faire diffuser l’enregistrement d’images relatives à leur commission”

IR

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