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Les drones, ces drôles de petits engins volants sont devenus courants et n’importe qui ou presque peut en acquérir ou en fabriquer un pour quelques dizaines ou centaines d’euros, voire plus selon les modèles. 

Mais attention, les routes du ciel sont réglementées et il ne s’agit pas de faire n’importe quoi avec ce joujou. Il n’est pas rare d’en voir voler au dessus de nos têtes dans le ciel saint-martinois et les vidéos aériennes diffusées sur Youtube ou Facebook sont légion, mais trop de gens pensent qu’il suffit de mettre les batteries dans le boîtier de la télécommande pour que leur engin puisse s’envoler librement et sans contrainte.

Il n’en n’est rien, et pour en savoir davantage, nous nous sommes adressés aux personnes les plus à-même de nous renseigner, à savoir : Yves Blanchet, le Président de l’aéroclub de Grand-Case et Gabriel Pertusot, pilote d’avion professionnel.

Mr Blanchet nous informe tout d’abord sur les obligations de tout utilisateur de drone : il faut posséder un Brevet Théorique Aéronautique, il en existe plusieurs sortes (avion, hélicoptère, ULM) et pour le moment aucun d’entre eux n’est spécifique aux drones, cela ne saurait tarder mais en attendant il est d’usage de passer le théorique ULM. Ensuite, il existe des différences selon l’usage que l’on veut faire de son drone (loisirs ou professionnel) et en fonction du type d’exploitation, il faudra se munir du Manuel d’Activité Particulière délivré par la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) et qui doit être tenu à la disposition des autorités compétentes. Les drones sont classés en plusieurs catégories selon leur poids et leur usage (classe A : – de 25 kg, classe B : + de 25 kg, classe C : travail aérien, etc…). On trouve également dans ce manuel tous les détails sur la réglementation en vigueur, tels que les restrictions de survol de certains sites sensibles ou les règles de sécurité qui doivent être respectées.

Bref, ce n’est pas si simple et ce n’est pas fini car avant de décoller il va falloir maintenant choisir et déclarer un scénario d’utilisation et là aussi, les possibilités sont multiples selon l’usage auquel est destiné le drone, sans parler du droit à l’image qui rentre aussi en ligne de compte pour les aéronefs équipés de caméras.

Yves Blanchet déplore que la majorité des propriétaires de drone ne se soumettent pas à ces obligations de base : “Il n’y a qu’à regarder combien d’entre eux sont enregistrés officiellement à Saint-Martin comme ailleurs, et vous verrez que l’on est bien en dessous de la réalité. C’est regrettable car la réglementation sur cette nouvelle activité va se durcir davantage au détriment de ceux qui la respectent déjà”.

Nous ne nous attarderons pas sur les compétences des pilotes de drones, inconscients du danger que cela représente et qui “perdent” régulièrement leurs appareils au risque de causer des dommages sur des biens ou sur des personnes. Pour en savoir plus avant de vous lancer à la conquête du ciel, toutes les informations sont disponibles sur le site du Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer.

JMC

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