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Il rappelle le caractère universel de ce phénomène en soulignant les différentes formes de violences faites aux femmes et leurs conséquences ainsi que la diversité historique et culturelle qui s’applique dans les territoires d’Outre-mer.

Des données importantes qui permettent de mesurer l’ampleur des violences contre les femmes (et particulièrement les violences à caractère sexuel) sont ainsi dévoilées  et en expliquent mieux les causes principales : à commencer par les rapports de domination entre les hommes et les femmes, et également la grande précarité sociale dont souffrent les populations de certains territoires ultramarins, mais aussi et surtout les difficultés de la prise en charge des victimes, à cause du manque de structures d’accueil et d’hébergement ainsi que de la formation des professionnels.

Le CESE passe en revue les initiatives locales et les évolutions constantes qui prouvent que la mobilisation est bien présente en Outre-mer pour combattre ce phénomène, mais il reste encore beaucoup de travail à effectuer notamment en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et à Saint-Pierre et Miquelon qui sont les territoires les plus touchés.

Les violences faites aux femmes se présentent sous différentes formes mais la plupart d’entre elles sont essentiellement des violences conjugales, il est donc nécessaire et urgent d’agir pour que les mentalités changent, en mettant en place davantage de structures et en permettant aux acteurs locaux de se former pour pouvoir être vraiment efficaces.

Le CESE préconise que de nombreux efforts soient faits et que les stratégies appropriées soient mises en place rapidement face à l’urgence et à l’ampleur des besoins pour lutter contre les violences envers les femmes, et organiser réellement l’égalité dans la société, non sans avoir précisé que des financements publics adéquats sont nécessaires.

L’avis du Conseil Economique, Social et Environnemental a été présenté par Ernestine Ronai, psychologue et responsable de l’Observatoire départemental de Seine-Saint-Denis des violences envers les femmes et co-présidente de la commission Violences du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes et Dominique Rivière, avocat-consultant et membre au titre de la cohésion sociale et territoriale et vie associative.

JMC

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