Il fait beau ce jour là sur Grand Case et le sable de la plage accueille, comme à son habitude, touristes et résidents venus passer un bon moment en famille. 

Rien n’était destiné à perturber cette journée lorsque soudain tout a basculé : deux jeunes mères de famille sont ici pour profiter du soleil tout en gardant un œil sur leurs enfants qui jouent joyeusement à leurs côtés. Non loin de là, un couple est tranquillement installé sur 2 transats, mais ne semble pas apprécier la présence  de ces derniers et après quelques minutes d’observation, la femme frustrée se lève et dit sur un ton peu aimable , sans même se donner la peine de dire bonjour, : “Je travaille la nuit, veuillez cesser ce bruit !”.
Les jeunes mères ne cachent pas leur étonnement et demandent alors à cette dame si ce sont les enfants qui sont en cause, la réponse ne se fait pas attendre et peut paraître irréelle : ”Je travaille en médecine et le jour où j’aurais la seringue en main je me souviendrai de vous !”. En regardant ainsi les enfants.

Choquée par la violence verbale de l’agression, les mères de famille quittent les lieux et décident d’aller porter plainte à la Gendarmerie. Mais là aussi, la réponse n’est pas celle qu’elles attendaient: “Il n’est pas possible de porter plainte, ni déposer de main courante car le fait n’a pas été réitéré et il n’y a pas eu d’agression physique”. Impossible également pour elles de tenter de dresser un signalement de la femme qui les a agressées et encore moins d’entamer une quelconque procédure à l’égard de cette personne dont elles ne connaissent  forcément pas l’identité.

Elles n’ont plus qu’à espérer ne pas la croiser lors d’une quelconque consultation médicale, sous peine de se voir administrer une injection qu’on ne souhaite à personne : des menaces qui ne devraient pas être acceptées par la société et une faute professionnelle grave !

JMC

C’est en quelques mots l’histoire d’un incident presque banal, de ces heurts entre citoyens lorsque l’un d’eux est mal luné, quand la courtoisie ou la manière abandonnent les relations humaines et que l’incivilité prédomine.

Cela aurait pu se borner à cela si nous ne vivions pas un point de crispation communautaire larvé, où ce récit relayé sur les réseaux sociaux donne lieu à nombre de commentaires qui frisent l’indécence et l’immoralité, n’appellent pas au rapprochement et à l’unité mais qui en tous cas mettent à mal l’image d’une société multiculturelle qui aurait su tisser des ponts durables entre ses habitants et témoignent de souffrances réelles et identitaires.

Il semble aujourd’hui, que tout témoignage de la bêtise humaine trouve pour seule réponse spontanée le prisme de l’origine… aimez vous les uns les autres qu’il disait.

IR

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1 commentaire

  1. Un soir, à l’entrée de Super U, il devais être 20:45 car j’éais l’une des dernières à partir.
    Un homme, demande au vigil si il peut rentrer. Vu l’heure, il lui dit désolé le super marché est fermé depuis à 20:00.
    Le gars à pris ça mal et lui répond  » on se retrouvera aux urgences ».
    Il devait être un soignant (Médecin ou autre…). Le vigil, lui il lui demande qu’est ce que cela voulais dire?
    Tout ça pour vous dire qu’en lisant l’article, je me rends compte que le stress accumulé rend les habitants de cette petite Ile insociable et de moins en moins aimable.
    Aller à la plage pour s’amuser, les pauvres!
    En période de pâques, elle crois vraiment qu’elle aurrais pu être en mode relaxation? Vraiement!

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