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Tout avait bien commencé Vendredi, un soleil généreux et une douce chaleur promettaient un week-end pascal du meilleur cru.

Toux ceux qui avaient prévu d’aller camper à la plage, comme c’est la coutume, avaient le sourire aux lèvres en s’activant pour les derniers préparatifs. Dès Vendredi soir, les premiers campeurs avaient investi la plage du Galion et celle de Grandes Cayes, principaux lieux dédiés aux festivités prévues pendant ces 4 jours. Tentes, tables, chaises, barbecues et barnums mobiles occupaient peu à peu les espaces disponibles dans une ambiance bon enfant présageant une arrivée massive de la population dès le lendemain mais c’était sans compter avec une météo pour le moins capricieuse qui n’a pas attendu la fin de la matinée de Samedi pour déverser ses premières gouttes de pluies sur les rivages.

A midi, c’était de véritables trombes d’eau qui inondaient le sable et faisaient apparaître les premières fuites dans les toits de fortune installés à la hâte. La fin de la journée s’est montrée plus clémente mais le ciel désespérément gris n’a pas daigné laisser passer un rayon de soleil et nombreux sont ceux qui ont plié bagages préférant passer la nuit au sec à la maison quitte à revenir le lendemain.

Dimanche matin au lever du soleil, seuls les plus courageux étaient encore là et une poignée de tentes et d’abris sur chacune des deux plages faisait peine à voir, toutefois le calme semblait être revenu, les nuages chargés de pluie ne menaçaient plus personne et à nouveau les va-et-vient des voitures transportant passagers et victuailles recommençaient de plus belle. On n’avait pas pu profiter des journées de Vendredi et Samedi, qu’à cela ne tienne, il restait encore Dimanche et Lundi.

L’accalmie fut malheureusement de courte durée car dès midi une pluie torrentielle et un vent presque froid sont venus à nouveau tout gâcher, transformant les parkings de terre en champs de boue et finissant de faire s’envoler les toiles qui avaient résisté jusque là.

Bien sûr, certains sont restés malgré tout et quelques enfants ont tout de même tenu à s’amuser dans l’eau, plus grise que turquoise pour une fois ; bien sûr les barbecues ont fumé et l’on a fait mine de s’amuser malgré tout, mais on n’était loin de ces week-ends de Pâques où la plage est tellement bondée qu’on ne peut y mettre les pieds sans risquer de se faire bousculer.

Sur la fin, ça c’est arrangé, mais un peu tard… Allez, on y était quand même et on y reviendra l’an prochain quoiqu’il arrive, mais cette année le proverbe “Carnaval au soleil, Pâques au tison” aura été plus que jamais d’actualité.

JMC

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