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Préparé par la majorité sortante, bien qu’amendé par la TG2017, le budget primitif de la COM adopté le 15 avril (date limite pour ce faire) s’inscrit dans un cadre contraint et circonscrit devant respecter à la fois l’historique et les règles en vigueur. Mais Daniel Gibbs a promis qu’il serait révisé dès la fin de l’année en vue du budget 2018 pour le mettre en phase avec le programme de la TG2017. 

Dans l’attente, la majorité entrante va devoir composer avec “de nombreuses questions en suspens” selon les propres termes du président.

Parmi celles-ci se trouvait l’embarrassante question de l’augmentation du personnel (+108) et des charges liées à celui-ci passées de 40 à 44 millions en un an et au sujet desquelles Alain Richardson a souhaité obtenir plus de détails, bien décidé à être la minorité qui compte.

Selon les services de la COM interrogés à cet égard, une telle évolution est à mettre sur le compte de régularisations de salaires, de prestations sociales, la mise en oeuvre en octobre 2016 d’accords syndicaux signés en 2010, de créations de postes suite à l’ouverture de nouveaux établissements scolaires. Soit… Mais alors comment expliquer celles qui concernent :

  • Autre personnel extérieur : 537 7525,00 € en 2016 contre 773 200,00 en 2017
  • Indemnité Résidence :  376 165,20 € en 2016 contre 504 276,63 en 2017
  • Rémunérations non titulaires : 2 890 006,88 € contre 4 068 256,03 en 2017

Puisque sur ces points aucune explication ferme n’a pu être fournie et dans l’attente des audits en la matière, peut-on supputer que cette fin de mandature aura elle aussi fourni son lot d’embauches et de titularisation “à l’arrache” ?

En effet, il est de coutume que les changements de mandature s’expriment aussi au travers de la strate administrative par des lots de “sécurisation”. Ainsi, ce fut le cas du maire sortant Albert Fleming qui a largement embauché, surtout des catégories C, avant le passage en COM tandis que la fin de mandature Fleming/Gumbs/… Averne s’est elle traduite en titularisations massives, en particulier au sein du Cabinet.

Cependant, la donne a bel et bien changé, bien au-delà des questions que se sont posées Daniel Gibbs et Alain Richardson – celles-ci pouvant s’inscrire dans le jeu politique, aucun des deux ne portant la responsabilité de ces augmentations. La nouveauté aujourd’hui tient en ce que nous a révélé le Président : 52 de ces nouvelles embauches n’ont pas passé le contrôle de légalité préfectoral et ont été transmises au Tribunal administratif par la Préfète.

Quel impact sur le BP voté samedi ? Sans doute minime mais le message est clair et va probablement résonner dans toutes les strates :
le temps du laxisme, des privilèges et du non-respect du droit est terminé !

IR

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