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Depuis le 20 novembre 2016, le port de gants est obligatoire pour les conducteurs et pour les passagers qui circulent à moto sous peine de verbalisation, cette mesure concerne tous les 2 roues motorisés même les scooters.

Il s’agit, en cas de chute, de limiter la gravité des blessures aux mains trop souvent liées à l’insuffisance, voire l’absence de protection. Le décret paru le 20 septembre 2016 au Journal officiel met en œuvre la décision prise le 2 octobre 2015 par le CISR (Comité Interministériel de la Sécurité Routière), de rendre obligatoire le port de gants certifiés CE pour les usagers de deux-roues motorisés.

En France, 12% des utilisateurs de 2 roues motorisés roulent encore sans gants adaptés.  L’arrêté précise d’ailleurs les caractéristiques des gants qui doivent être portés, ils doivent être conformes à la réglementation sur les équipements de protection individuelle, ils sont reconnaissables à la présence d’une étiquette CE (pour obtenir la certification CE, ces équipements doivent permettre d’éviter toute lésion). Ils sont conçus pour résister aux frottements, à l’abrasion, la perforation et la coupure.

Une  enquête TNS Sofres pour la Sécurité routière révèle que plus de 7 conducteurs de 2 roues motorisés sur 10 déclarent avoir déjà chuté, et parmi eux, ils sont plus de 2 sur 5 à avoir été blessés lors de cet accident.

Une chute à 50 km/h équivaut à tomber d’une hauteur de dix mètres et les blessures aux mains sont très courantes puisque le premier réflexe est de les mettre en avant en cas de projection au sol (environ 20% des victimes à 2 roues sont atteintes aux mains).

Lors d’un accident, avec des gants adaptés, les blessures aux mains sont atténuées ou évitées dans 95% des cas pour les motocyclistes et 87% des cas pour les cyclomotoristes (Source MAIDS – Étude approfondie sur les accidents en motocycles).

Mais qu’en est-il dans les Dom-Tom où le climat tropical chaud et humide (sauf à St Pierre et Miquelon) rend insupportable le port des gants ?
Pour le moment aucune adaptation à la loi n’est envisagée et il est courant de croiser sur nos routes des motocyclistes qui conduisent leurs engins sans en porter, pas plus qu’ils ne portent de vêtements longs destinés à protéger leurs bras et/ou leurs jambes d’ailleurs.

Depuis Novembre dernier, les forces de l’ordre devraient faire respecter cette obligation par des contrôles, le non-port de gants certifiés est sanctionné d’une amende de troisième classe (68 euros minorée à 45 euros en cas de paiement dans les 15 jours, ce qui est le prix d’une paire de gants certifiés) pour le conducteur et le passager, auquel s’ajoute pour le pilote un retrait d’un point sur le permis de conduire. Mais en l’absence d’une législation adaptée à nos climats tropicaux, il semblerait que nos gendarmes fassent preuve d’indulgence à l’égard des contrevenants. Les forces de l’ordre s’attachent surtout à faire respecter l’obligation du port du casque, une mesure de protection prise en 1973 et dont certains ne semblent pas apprécier l’importance.

Rappelons à ce propos que tous les conducteurs de 2 roues saint-martinois sont toujours invités à participer à l’opération “le plus beau casque décoré” lancé par le CSI (contact@csi-insertion.com) JMC

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