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Cet avis est naturellement totalement subjectif mais nous dirons que ce fût triste et pitoyable, un débat qui n’avait en aucune mesure la dimension de l’enjeu.

Les médias nationaux nous avaient largement abreuvé en amont de ce débat d’échanges de haut vol entre Valéry Giscard d’Estaing et François Mitterrand (1974 et 1981), entre Jacques Chirac et François Mitterrand (1988), entre Jacques Chirac et Lionel Jospin (1995)… Hier soir, le débat fut passablement cacophonique, animé par deux candidats qui sont à ce point opposés que le dialogue n’était pas constructible et donc peu constructif.

La candidate du FN disposait effectivement d’un boulevard pour pointer du doigt ce qui touche les français et pénalise leur quotidien, conséquence évidemment imputable à toutes les gouvernances passées et dont le front national ne peut de fait être comptable. Un argument qui fût utilisé par Marine Le Pen à outrance, comme si son adversaire était lui comptable de tout.

De son côté, le candidat En Marche a pu disposer lui d’un autre boulevard sur le sujet du chiffrage du projet de Mme Le Pen qui de l’avis de tous est absolument non finançable. Le 2nd axe fut de rappeler au téléspectateur quelles sont les origines du FN, avec la volonté de rompre avec la stratégie de dédiabolisation menée depuis plusieurs années.

“Non mais arrêtez tous les deux !”, voilà à quel point l’électeur fut rendu durant ce qui a sans doute été le débat le plus dégradant pour la République Française depuis que ce format nous est proposé.  Ce qui est certain, c’est que l’électeur qui espérait des réponses claires et étayées n’aura pas pu nourrir son choix de cet échange habité surtout par les invectives et l’absence de tenue.

La machine à fabriquer les abstentionnistes n’en demandait pas tant…

I.R.

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