Alors que François Fillon arrivait en tête au premier tour de l’élection présidentielle à Saint-Martin talonné par Marine Le Pen, c’est bien Emmanuel Macron qui s’offre la première place de ce second tour à Saint-Martin, confirmant ainsi un report très très large des électeurs orphelins sur sa candidature plutôt que sur celle de son adversaire frontiste.

Pour autant, au regard du nombre de suffrages obtenus par la candidate pour ce second tour, elle confirme à Saint-Martin la naissance de ce qui pourrait être un socle pour le front et notamment en perspective des législatives déjà toutes proches.

Si le vote front national est devenu au fil du travail de dédiabolisation quelque chose de politiquement correct, il n’en reste pas moins que les bureaux saint-martinois hier manquaient cruellement d’assesseurs, ces bénévoles qui participent à nourrir cette pierre de soutènement de la démocratie en donnant de leur temps pour participer à l’élection et en garantir la bonne marche : pas l’ombre d’un assesseur du Front National dans les bureaux pour assumer cette fonction.

Pourtant, des délégués du FN doivent bien exister localement si l’on en croit l’habillage des panneaux électoraux où figuraient les affiches du 2ème tour de Marine Le Pen là où Emmanuel Macron n’était, lui, même pas affiché. S’il semble aujourd’hui aisé d’afficher sa position sur le temple de la virtualité qu’est Facebook, le pas ne semble pas encore franchi pour faire valoir le goût et le respect des valeurs républicaines dans la réalité de la mécanique électorale.

Quelques mots inutiles sans doute tant ils ont déjà été écrits au sujet de l’abstention saint-martinoise, devenue véritable marque de fabrique, qui fût encore une fois l’expression la plus violente d’un désintérêt majoritaire pour la chose politique au grand dam des partisans du vote blanc qui auraient aimé que ce second tour à nul autre pareil voit la naissance d’un large témoignage de contestation et de reconnaissance de l’enveloppe vide.

IR

Commenter avec Facebook
- Publicité -

2 commentaires

  1. Pour identifier les électeurs du Front, le plus simple serait de les obliger à porter une étoile jaune sur le torse, ainsi cela serait visible pour tous et vous pourriez les humilier à votre guise.

    • Une remarque à l’allégorie particulièrement déplacée et d’un goût complètement douteux que l’anonymat vous permet sans doute.
      L’objet n’est pas de “ridiculiser” qui que ce soit, mais la société ne se bâtit-elle pas à tous les niveaux avec toutes ces composantes ? Lorsque l’on porte une candidate au second tour, n’est-il pas légitime d’assumer aussi pour elle une part des impératifs électoraux qui relèvent du civisme ?

Réagir à l'article

Please enter your comment!
Please enter your name here