Monsieur le Président,

Vous venez d’être élu à la tête de la République Française, mes meilleurs voeux de réussite vous accompagnent.

Je voudrais vous dire que cette victoire politique, c’est une victoire morale et républicaine. Cette victoire est le résultat du combat et de l’engagement de toutes celles et tous ceux qui refusent les extrêmismes, de droite comme de gauche.

Pour beaucoup d’observateurs et selon vos déclarations, vous serez le Président du renouveau. Sans doute… mais il faudrait surtout être le Président de la rupture.

Vous avez déclaré qu’une de vos premières mesures sera la moralisation de la vie politique. Souvenez-vous de cette citation de Nietzsche : “On peut mourir d’être immortel.”

Il n’y aura pas de renouveau, de rupture sans changement du statut de l’élu.

Environ 60% de nos parlementaires sont issus de la fonction publique et parapublique. Les chefs d’entreprise, les ouvriers, les agriculteurs, les artisans… sont sous-représentés. Le changement n’interviendra que si l’ensemble de la société est représenté dans le jeu politique et cela suppose des élus autonomes.

Pensez-vous que la représentation nationale en France doit être supérieure, à celle de l’Allemagne, des Etats-Unis ? Pensez-vous maintenir les multiples organismes, conseils, agences, commissions qui n’existent que pour eux-mêmes ? Pensez-vous simplifier la vie démocratique en supprimant le bicamérisme ?

Nos institutions sont surannées. Le Général de Gaulle l’avait compris, sa défaite au référendum de 1969 n’était que la victoire de notables privilégiant leur statut.

Rénover la politique passe par offrir la parole aux militants de la transformation sociale, aux associations citoyennes, à celles et ceux qui labourent et vivent dans l’économie réelle, la vraie société en opposition avec un système administratif qui ne vise, comme les politiques, qu’à se reproduire et élargir son périmètre de compétence.

Rénover la vie politique, sociale, économique suppose aussi de protéger nos rares espaces de liberté, d’arrêter de réglementer nos existences au travers de lois, décrets, arrêtés et autres circulaires. Nous en avons déjà 600 000 en France, soit 10 fois plus que la Suède et 3 fois plus que l’Allemagne.

Il s’agit de redonner confiance aux artisans, aux chefs d’entreprise, aux commerçants… à toutes celles et à tous ceux qui créent l’emploi, la richesse, la cohésion sociale, qui mènent un combat quotidien pour la survie de leur entreprise ou de leur emploi. Il s’agit de libérer les forces du travail et le travail pour une société ouverte et créative.

Les valeurs de solidarité n’ont de sens que si elles répondent à un besoin social et à un engagement, l’assistance et le chômage ne peuvent être des statuts permanents.

Pendant les trente dernières années, vos prédécesseurs ont construit une société semi-collectiviste qui détermine à chaque instant le parcours du citoyen en réduisant progressivement les espaces de liberté et la responsabilité personnelle. Nous sommes entrés dans le monde d’Aldous Huxley, aidés par Google, Twitter et Facebook…

Monsieur le Président,

Le progrès social, la croissance économique, l’épanouissement de l’Homme ne peut se réaliser que dans une société libérale et libre où la volonté et les choix personnels ont encore un sens.

Monsieur le Président,

La France a partiellement vaincu ses peurs mais elle n’a pas renié ses corporatismes, son conservatisme qu’ils soient de gauche ou de droite. L’ouverture vers l’Europe, le monde, vers d’autres cultures sont le ferment du renouveau ou de la rupture. Sans une Europe forte, notre pays accentuera son déclin. Face à l’immigration et aux pays du tiers monde, notre rayonnement continuera à s’étioler.

Je voudrais enfin vous dire que la France n’est pas que l’Hexagone mais qu’elle est présente sur tous les océans, sur de petits territoires, d’ethnies et de cultures différentes. Ces territoires et ces peuples souhaitent parfois plus de considération, plus de reconnaissance, plus de soutien. Ils contribuent au rayonnement et à la puissance de la France dans le monde.

Monsieur le Président,

Vous n’avez pas le choix, vous devez réussir, libérer les forces du progrès, du travail et de la créativité car si vous échouez, la prochaine échéance présidentielle sera douloureuse pour la France…

JPF 

Commenter avec Facebook
- Publicité -

2 commentaires

  1. Bonsoir MR
    JE N AI PAS VOTRE PARLER
    MAIS JE suis tres a l ecoute
    Pour vous dire que je suis tres d accord avec vous lpourvu que cela soit lu
    Merci
    MONSIEUR

  2. Monsieur Macron est issu des sphères élitistes et anti-démocratiques que M. Fischer dénonce et ce dernier pense qu’il va faire table rase :rires: ; l’éminent Fischer ignore-t-il qui sont les vrais soutiens de Macron ?

    Pensez-vous que Rothschild Attali Draghi Bergé et compagnie souhaitent l’émancipation du genre humain et l’allègement de l’appareil juridique et réglementaire coercitif ? Elle est bien bonne celle là !

    Doux rêveurs, heureusement que l’espoir fait vivre !

    Macron mordra-t-il la main qui le nourrit pour finir comme John F. Kennedy ? J’y crois !

    Cette élection c’était le choix perdant quoi qu’on fasse : une rétrograde à l’idéologie douteuse qui aurait ramené la France à l’âge de pierre et un énarque complètement à la solde de la finance internationale qui va accélérer notre soumission à Bruxelles et Washington !

    Gagnant-gagnant, mais pour qui ? Pas pour nous !

Réagir à l'article

Please enter your comment!
Please enter your name here