Temps de lecture estimé : 3 minutes

Le 29 mai 2017, je devais prendre le vol de 9h15 de Grand Case à destination de Pointe-à-Pitre. Les conditions climatiques étant défavorables, je m’attendais à ce que ce vol connaisse quelques difficultés.

En arrivant à l’aéroport, on m’informe que l’on ne sait si le vol va partir de Grand Case ou de Juliana mais on m’indique que le vol était bien parti de Pointe-à-Pitre, information erronée puisque le vol était parti avec une heure de retard. Je reste, comme les autres passagers, en attente d’informations complémentaires.

A mon questionnement, réponse invariable et fait attendu, pas d’information, les aéroports sont fermés puis ouverts, etc. A noter qu’ici, il n’y a aucun responsable d’agence Air Antilles sur site… et que malgré de multiples appels en Guadeloupe, personne ne peut obtenir une information sérieuse et complète. Parallèlement, Air Caraïbes annonce que son vol arrivera à 10h10 et qu’il repartira de Grand Case.

A 10h00, on nous indique que le vol Air Antilles partira de Juliana et que nous devons prendre le bus assurant un transport gratuit de Grand Case à Juliana.

Arrivés à Juliana, pas d’accueil, le personnel de Winair – Partenaire d’Air Antilles ignorant totalement le transfert du vol ! Nous recommençons donc à attendre jusqu’à ce qu’une employée d’Air Caraïbes nous annonce que l’enregistrement se fera au comptoir X.

Nouvelle séquence d’enregistrement avec une personne au comptoir. Au bout d’une heure, je me retrouve enfin en salle d’embarquement mais sans information quant à l’heure possible du départ.

Après de nouvelles interrogations, on nous indique que l’on attend le bus qui doit nous amener à l’avion. Mais après avoir trouvé le bus, on en a perdu le chauffeur…

Finalement, nous parvenons à bord à 12h00, pour un départ à 12h20, soit 3 heures de retard et surtout d’attente…. Entretemps, le vol Air Caraïbes a atterri à Grand Case et a décollé à 10h45…

Je peux comprendre que les conditions météorologiques puissent perturber le trafic aérien; mais il m’est difficile de comprendre l’absence d’organisation de la compagnie, l’absence d’informations fiables comme l’absence d’un responsable sur site…

Comment peut-on ainsi accepter qu’un passager, par définition un client, doive quémander une information sur son vol ? Comment peut-on accepter que les passagers ne soient pas pris en charge, un minimum ?

Comment peut-on nous faire croire qu’une compagnie aérienne digne de ce nom ne soit pas en mesure de connaître la position de ses aéronefs et ne puisse délivrer une information en temps réel ? Nous sommes en 2017, même pour Air Antilles !

Ce comportement, cette manière légère de traiter le passager démontrent à l’évidence une absence de respect du passager et la désinvolture de la société. Il serait temps d’inverser ce paradigme et que le client puisse être considéré comme un utilisateur respectable des services qui correspondent à un échange payant…

Que cela plaise ou déplaise, j’invite les passagers victimes de ce type d’agissement à nous transmettre les informations que nous porterons à la connaissance du public et des utilisateurs. Ce sont les passagers qui font une compagnie et non l’inverse. A ce titre, ils ont droit à l’information, au respect et au dédommagement, ce que semble oublier certaines compagnies.

A la prochaine alerte météorologique, si vous devez voyager avec Air Antilles, munissez-vous d’un solide sandwich, d’une bouteille d’eau et d’un bon livre… et de boules de cristal pour savoir quand vous partez et quand vous arrivez. JPF

Commenter avec Facebook

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.