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Symptôme d’un deuxième tour tendu comme rarement, les protagonistes des législatives 2017 nous ont offert un début de semaine houleux par médias interposés.

Tout a commencé lorsqu’à l’issue du 1er tour, Hervé Dorvil, directeur de campagne de Claire Javois, a cru pouvoir livrer quelques commentaires à une journaliste entraînant un quiproquo dont ce papier n’est pas le sujet (il fût largement traité dans d’autres colonnes et de matière Ô combien déontologique).…

Les propos du très éloquent Hervé Dorvil ont évidemment été repris dans le titre dès la parution suivante, provoquant l’ire de Jacques Hamlet qui remet fermement les pendules à l’heure, par téléphone avec nous, puis sur les ondes du Sandbox Tree plus tard dans la journée: “S’il est vrai que nous avons eu une conversation avec Dnaiel Gibbes, c’est bien peu pour que Monsieur Dorvil puisse laisser entendre qu’un accord est en cours. Un accord sur quelle base et par la volonté de qui ?”

Sur le deuxième point d’achoppement, la qualification de la campagne menée par Hamlet comme “festive et populaire” a été vécue comme insultante et minimisante par l’équipe et par l’électorat du candidat que beaucoup n’avaient pas réellement pris au sérieux jusqu’à l’affichage de son score samedi dernier.

Nous connaissons tous Jacques Hamlet et savons que l’homme fâché a le verbe haut. Néanmoins, la sagesse politique et son rôle pivot dans ces élections l’ont amené lui et son équipe à une gestion en deux temps du moment, le second étant celui de la temporisation qui sera ici mis à profit. Il aura donc fallu plusieurs coups de fil, quelques leaf-drops et un temps d’antenne certain pour que les esprits se calment et que la guerre des tranchées n’ait pas lieu.

Une conséquence par contre très directe de cet échauffement, alors que la position de Monsieur Hamlet au lendemain du premier tour était tout en retenue, a été d’amener le candidat arrivé 3ème avec un fort électorat à confirmer sa position de soutien au Président Macron : “Je ne suis pas une girouette, j’ai fait campagne depuis le début dans la foulée du candidat Macron aujourd’hui devenu Président de la République et je ne changerai pas de cap.”

Soutien de poids pour la candidate de la majorité présidentielle, Jacques Hamlet entend poursuivre sereinement sa marche en nous promettant de ne pas quitter de sitôt l’estrade politique sur laquelle 1122 saint-martinois l’ont hissé samedi dernier. Pour samedi prochain, il appelle tous les électeurs à aller voter, en particulier ceux qui ne se sont pas déplacés au premier tour, et à accorder au Président Macron une large majorité qui permettra d’inscrire Saint-Martin dans cette dynamique qu’il défend depuis le premier jour.

IR

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