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La métropole annonce la déconfiture la plus exemplaire pour ce qui concerne ce grand parti qui a su dominer la France, ou co-dominer, depuis des décennies, qu’il ait été appelé le RPR, l’UMP ou Les Républicains. Le risque quoique l’on nous en dise n’est pas tant l’explosion en microparticules de la grande famille LR que la pure et simple banqueroute financière.

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Ici, l’on se souvient presque avec nostalgie de ce temps où Louis Constant Fleming faisait émerger un embryon de ce grand parti, animé qu’il était par ses valeurs et ses grands hommes et convaincu de l’importance de permettre à Saint-Martin d’exister dans ces instances nationales. Puis vint 2012… la démission du bureau de L’UMP Saint-Martin dans son intégralité ou presque (Anne Karine Fleming ayant préféré conserver sa position de trésorière) au motif d’une investiture accordée à Daniel Gibbes qui n’était plus membre du parti plutôt que laissée à la discrétion ou tout le moins soumise à la consultation du Sénateur Fleming, alors à la tête locale du mouvement.

La nature ayant horreur du vide, ceux qui pendant un temps ne parvenaient à comprendre l’intérêt de ce parti national sur notre territoire ont eu le temps et l’opportunité de se raviser pour en prendre le contrôle, avec la ferme volonté de lui donner un nouvel élan, une nouvelle direction…

On ne réécrit pas le passé

Oui, mais aujourd’hui que reste-t-il des Républicains à Saint-Martin ? Le groupuscule parvenait encore à subsister avant les élections locales et du fait de celles-ci. Elles sont aujourd’hui passées, le repreneur du parti de Louis Constant Fleming est aujourd’hui président de la COM et il semblerait que l’étiquette “LR” ne lui soit plus que d’une utilité relative puisqu’elle prend volontiers des teintes orange et verte lorsque déployée ici… Les LR Saint-Martin semblent avoir disparu de la scène politique locale, disparition sans doute accentuée par le parachutage de Claire Javois devenue Députée et dont la candidature a quelque peu échappé à la consultation des militants irréductibles encore à jour de leurs cotisations en 2017.

A qui le Parti va-t il bien pouvoir servir maintenant ?

Pas à Anne Karine Fleming localement en tous cas puisque la trésorière historique a démissionné le 21 juin dernier de cette fonction anticipant d’ailleurs la promesse d’exclusion et qu’elle ne semble pas accrochée mordicus à la branche puriste du mouvement. Cette démission est d’ailleurs motivée par ce qu’elle qualifie elle-même d’inactivité, d’absence de réunion ou de rassemblement organisé par les LR Saint-Martin depuis 2012.

A Claire Javois sans doute un peu si les adhérents localement se retrouvent dans la politique qu’elle ne tardera pas à mener aux côtés de ses collègues républicains “canal historique” à Paris…

En fait, c’est sans doute une certaine politique du pourrissement qui offrira la réponse à cette question puisque le bateau à la dérive localement pourrait bien être purement et simplement envoyé par le fond par son navire amiral national qui ne sait plus dans quelles eaux il navigue.

Et l’électeur ?

Et oui… encore lui… pour l’électeur et surtout pour l’électeur potentiel, c’est à dire celui qui jouit du titre sans en assumer la fonction, cette image va encore venir enfoncer un peu le clou de son désarroi électoral puisqu’elle ne fait qu’affirmer que cette coquille LR n’a localement d’intérêt que pour servir de tremplin d’accès à un pouvoir tellement haut perché que le quidam militant de base n’est plus amené qu’à contempler les semelles des chaussures de celui ou celle qui s’est envolé.

IR


Daniel Gibbs et l’UMP / LR, l’histoire d’un désamour fertile

  • Membre de l’UMP depuis 2006, membre fondateur de  la fédération UMP de Saint-Martin
  • 2007 : président des “Amis de Nicolas Sarkozy”
  • Octobre 2011 : Démission de l’UMP
  • Mai 2012 : Candidat investi UMP aux législatives. Suite à la démission collective du Bureau de la fédération locale, Daniel Gibbs devient secrétaire territorial de fait
  • Février 2015 :  il est nommé secrétaire général du comité des outre-mer de l’UMP par Nicolas Sarkozy
  • 2016 : il obtient l’investiture des LR qu’il transmettra à Claire Javois pour les législatives 2017
  • 2012-2017 : Elu à l’assemblée nationale avec une investiture UMP, il y siège en tant qu’apparenté

En bref, Daniel Gibbs a suffisamment bien compris le fonctionnement des machines nationales pour savoir en mobiliser la capacité de propulsion lorsque nécessaire mais sans forcément en appliquer localement la discipline ou les règles et encore moins en devenir un maillon fixe… Objectif atteint ! L’heure, au delà du travail évident, est à la mise en œuvre de cette nouvelle façon de gouverner, appelait UD ou TG, et d’appréhender la politique localement, ce fractal que nous évoquions dans notre précédente édition et qui voudrait qu’à un Macron National corresponde un Gibbes local, le tout baigné dans cette conscience universelle qui nous dépasse mais nous influence…

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