Penelope Fillon, Marine Le Pen et maintenant… Mélenchon, personne ne semble échapper aux affaires d’emplois fictifs ou de détournement d’objet de l’emploi mettant ainsi en lumière un corps de métier plus habitué à l’ombre : l’assistant parlementaire.

Le député dispose d’un crédit s’élevant à 9 618 € lui permettant de recruter jusqu’à cinq collaborateurs sur la base d’un contrat de travail de droit privé. Il recrute librement ses collaborateurs, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel, dans le respect des dispositions du code du travail. Le sénateur dispose d’un crédit mensuel de 7 638,95 € pour la rémunération brute de base d’un maximum de cinq salariés. Les critères de recrutement sont laissés à la discrétion du Sénateur, seul le baccalauréat, ou quinze années d’expérience professionnelle, étant obligatoire. Si le sénateur est l’employeur, il est obligé de confier la gestion de ses collaborateurs à l’Association de gestion des assistants de sénateurs (Agas) qui impose des barèmes et des minimums pour les temps partiels.
Fourmis ouvrières dévouées au travail législatif, au lobbying institutionnel, à l’entretien des réseaux, aux stratégies de communication et aux prises de rendez-vous divers et variés, entre autres… Il faut dire que pour l’instant, en attendant la loi sur la moralisation de la vie politique, la tentation est grande et la chose aisée. En effet, si des limites sont posées sur le nombre, les liens familiaux, la rémunération, le choix est complètement discrétionnaire et exempt de justificatifs de diplômes, par exemple.

Mais, rassurez-vous, Saint-Martin ne devrait pas être concernée par cette vague là non plus, car même si le zèle de transparence des débuts de mandature a vécu, les “régularisations” de situation se poursuivent dans un cadre sécurisé.

On ne change pas une équipe qui gagne…

ou en tous cas, on ne se passe pas d’élèments brillants et fidèles !

Ainsi, les deux assistants parlementaires du Député Daniel Gibbes ont-il été rapatriés à la COM ou en tous cas dans son registre du personnel puisque, si l’un a rejoint le cabinet du président, l’autre exercera (la plupart du temps) ses nouvelles fonctions depuis la Maison de Saint-Martin à Paris, Maison sur laquelle il conviendrait d’ailleurs de se pencher, en temps utile…

Une autre collaboratrice de la machine Gibbs, dont on ne sait exactement si elle oeuvrait pour l’UD, la TG, la permanence parlementaire ou la fédération LR, la fusion des adresses géographiques générant la confusion des esprits analytiques, a su trouver localement les jeunes pousses et le fertilisant de sa plateforme dédiée à “l’empowerment pour les femmes caribéennes”. Pour qui connaît le rôle et l’implication de ces trois dans l’accession de Daniel Gibbs à la White House, ces mouvements ne sont pas surprenants, n’en déplaise aux mauvaises langues qui arguent de leur non saint-martinitude en conflit avec la ligne affichée durant les élections.

Des emplois sous surveillance

L’exercice risque d’être plus compliqué pour la députée entrante à qui Daniel Gibbs n’a donc pas cédé sa permanence parlementaire et dont la répartition de son enveloppe dédiée à la rémunération de 1 à 5 collaborateurs sera plus que surveillée en ces temps où le gouvernement entend bien éviter tous les abus, en particulier ceux qui émaneraient de leurs opposants.

De même, il s’avère compliqué d’essayer de projeter quel sort sera réservé à l’unique collaboratrice parlementaire (connue) de notre sénateur actuel qui, malgré une brève interruption, semble très attachée à Saint Martin puisque déjà assistante du sénateur Fleming. Pour autant, et rien que pour cela, on voit mal comment elle pourrait faire partie de l’héritage qui sera transmis au prochain sénateur issu de la majorité Gibbs.

IR

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