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NDLR : L’Agence Régionale de Santé effectue des mesures des émanations d’H2S consécutives aux échouages massifs de sargasses sur nos plages. Leur dernier rapport fait état de la situation suivante.

• Présence d’odeurs sur la baie de Cul de Sac dû aux fortes accumulations d’algues de la semaine ; développement accru des émanations de gaz H2S.

• Points classés à risques dus à la proximité des habitats : Baie de Cul de sac – Baie Orientale Nord – Baie Lucas

• Mesure relevé plus de 48h :

Baie de Cul de sac : À proximité des habitations, varié entre : 0.2ppm – 0.3ppm (avis publié par le HCSP du 02 juillet 2015), Face aux algues varié entre : 1.1ppm – 4.3ppm

Baie Orientale Nord : À proximité des habitations, varié entre : 0.2ppm – 0.3ppm (avis publié par le HCSP du 02 juillet 2015), Face aux algues varié entre : 0.8ppm – 1.9ppm

Baie Lucas : À proximité des habitations, varié entre : 0.2ppm – 0.3ppm (avis publié par le HCSP du 02 juillet 2015), Face aux algues varié entre : 1.8ppm – 3.7ppm

• Mesure relevé moins de 48h :

Baie de Cul de sac : À proximité des habitations, varié entre : 0.2ppm – 0.3ppm (avis publié par le HCSP du 02 juillet 2015), Face aux algues varié entre : 1.1ppm – 3.4ppm

Baie Orientale Nord : À proximité des habitations, varié entre : 0.2ppm – 0.3ppm (avis publié par le HCSP du 02 juillet 2015), Face aux algues varié entre : 0.8ppm – 1.2ppm

Baie Lucas : À proximité des habitations, varié entre : 0.2ppm – 0.3ppm (avis publié par le HCSP du 02 juillet 2015), Face aux algues varié entre : 0.8ppm – 1.7ppm


les risques associés à l’hydrogène sulfuré “Son odeur caractéristique d’oeuf pourri se détecte dès 0,2 à 0,3 ppm”

AVIS publié par le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) du 02 juillet 2015

Référence relatif aux effets sanitaires liés aux émanations d’H2S en fonction du de la durée d’exposition des populations : L’odeur caractéristique de l’hydrogène sulfuré est perçue à des niveaux très faibles, de l’ordre de 0.2 à 0.3 ppm. A partir de 0.7 ppm en exposition sur plusieurs semaines, on peut s’attendre à observer des effets irritatifs, en particulier oculaires et respiratoires. Des signes tels que des nausées ou des maux de tête peuvent également apparaître chez certaines personnes. A partir de 2ppm, sur plusieurs heures, les personnes présentant de l’asthme peuvent ressentir des difficultés respiratoires. La valeur moyenne de 5 ppm sur 8 heures correspond à la valeur limite d’exposition professionnelle. Il s’agit d’un seuil de protection des travailleurs exposés plusieurs années, pour lequel il n’est pas prévu d’atteinte organique ou fonctionnelle, irréversible ou réversible. A partir de 14 ppm en moyenne environ sur 8 heures ou 5 ppm en moyenne en continu sur plus de 24 heures, on considère que l’on atteint un seuil justifiant l’arrêt de l’exposition des personnes, pour garantir l’absence d’effets sensible. A partir de 50 ppm, en exposition sur plusieurs minutes, on peut s’attendre à observer des effets plus graves, comme des lésions cornéennes, de la toux, de l’enrouement, de la conjonctivite, une photophobie. Au-delà de 250 ppm en exposition courte, on peut s’attendre à observer des vertiges, une désorientation, des troubles du rythme cardiaque. Au de là de 500 ppm, des effets graves et immédiats sont possibles, avec une perte de connaissance et un arrêt cardiaque à partir de 1000 ppm.

 


Témoignages :

• “Je suis allé plusieurs fois à Cul de Sac en bord de mer cette semaine pour des raisons professionnelles et les effets de ce gaz sont indéniables : j’ai vomi plusieurs fois, j’ai un goût métallique dans la bouche et des maux de crâne très intenses.”

• “J’habite Cul de Sac et si je suis inquiète pour la santé de ma famille, je me demande aussi dans quelles mesures il pourrait être fait quelque chose vis à vis de nos assurances pour que les frais qu’engendrent ces émanations et leurs conséquences soient couverts. Tout ce qui est métallique chez moi est oxydé et inutilisable.”

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