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Marigot ne se prête plus au commerce de luxe ou aux activités festives, pourtant deux piliers de l’attraction touristique d’une destination… le dire peut choquer de prime abord mais pour ceux qui ont connu la capitale débordant d’activité, les rues emplies de monde, le front de mer, la Marina Royale et l’Auberge de Mer actifs de jour comme de nuit, cela relève juste de l’évidence.

Pourtant, au travers de son tissu associatif et de ce qu’a pu être l’ACM en son temps et de ce qu’est l’AEC aujourd’hui, les commerçants de Marigot tentent de fournir des réponses à cet état de fait, réponses à la hauteur de leurs prérogatives naturellement. La braderie du mois d’Août en est une même si l’organiser semble de moins en moins facile et de plus en plus coûteux.

C’est ici dans ce court papier que nous avons souhaité leur rendre un hommage particulier, un clin d’oeil à ces femmes et ces hommes qui chaque jour ouvrent leurs boutiques et mettent en cela un peu de fard sur les joues d’une cité dont la splendeur s’efface.

Un acte qui devient symboliquement un fait de résistance quand on voit en périphérie de sa devanture les lumières s’éteindre ou les confrères quitter le métier pour d’autres horizons, le client se raréfier à outrance ou que l’insécurité vous confine à une vie dans la paranoïa.

Il ne faudrait pas non plus noircir trop le tableau puisque de nouvelles enseignes savent encore voir le jour même si leur objet est moins tourné vers le tourisme de luxe qu’il ne le fut dans un passé vraiment pas si lointain.

IR


Petit témoignage…

“35 années de présence dans cette rue, j’ai traversé bien des moments, j’ai connu la période de transformation de Marigot, avec l’arrivée des premiers grands hôtels, cette période où on trouvait que rien ne se construisait assez rapidement, où il fallait accueillir vite et bien les touristes, les enseignes et les nouveaux résidents. Il y a eu ensuite quelques très belles années, c’est évident… nous ne vivions pas vraiment de fiscalité, c’est une période où tout le monde a thésaurisé. Ensuite on a reproché à beaucoup de quitter le navire, quand il y a eu les premiers signes d’une activité à la baisse. Aujourd’hui, avec le recul, je me demande s’ils n’ont pas eu raison. Personnellement, j’ai eu jusqu’à 8 salariés, je n’en ai plus qu’un aujourd’hui et ma retraite n’aura rien à voir avec celle que je voyais se dessiner dans les années 90. Ces dernières années auront été les plus dures, et humainement les plus tristes. J’ai essayé de résister autant que j’ai pu, voulant croire à des lendemains plus heureux mais il faut bien accepter la réalité : je n’ai plus les moyens de poursuivre, je fermerai boutique dès liquidation de mon stock, je n’ai de toutes façons plus les moyens d’assumer un loyer qui a été fixé durant les belles années !”

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1 commentaire

  1. Effectivement les années faciles de St MARTIN sont derrière nous, mais aujourd’hui il faut plus d’effort, de gentillesse et d’accueil c’est moins facile mais pas moins motivant
    À nous de réagir embellir est l’affaire de tous pour plaire aux touristes
    Cependant nous ne sommes pas considéré par la COM, loin de là
    Nous ne devons rien attendre et en matière de Fiscalité nous sommes une valeur « sur » donc une bonne cible.
    Plus Saint MARTIN sera:
    Propre, éclairé, animé, convivial et plus les touristes évoluerons avec plaisir et Tout les Monde trouvera son bien être
    Les Commerçants dans l’ensemble font leurs maximums ( ouverture les jours fériés et plus tard les week-ends)
    A la Chambre de commerce à réagir ainsi qu’à l’Office du tourisme
    Si nous le voulons, nous redonnerons de belles couleurs à Notre Île
    BP

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