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Lors de la conférence de presse de Jeudi 27 Juillet, le Président Daniel Gibbes nous déclarait à propos de ce problème que les résultats des relevés effectués ces derniers temps ne révélaient pas un taux de toxicité suffisamment élevé pour que ce phénomène soit déclaré catastrophe naturelle.

Et même si l’invasion a quelque peu diminué ces derniers jours, les saint-martinois continuent de s’inquiéter pour leur santé, et particulièrement ceux qui vivent en bordure de littoral comme à Cul de Sac par exemple. C’est donc logiquement au cabinet médical le plus proche du site que nous nous sommes rendus  pour savoir si les dangers sanitaires étaient réels. Le Docteur Guillaume Carrel-Billiard installé depuis 2 ans à côté de la pharmacie de Cul de Sac reconnaît que pendant le pic d’échouage des algues sur nos côtes, soit pendant la semaine du 17 au 23 Juillet dernier, les consultations en rapport avec les sargasses ont été nombreuses, presqu’une vingtaine en tout et pour des causes différentes.

NAUSÉES, VOMISSEMENTS ET ALLERGIES

Certains patients se plaignaient de nausées, d’autres de maux de tête ou d’envies de vomir, les plus touchés étant les asthmatiques  dont les difficultés respiratoires se sont trouvées augmentées durant toute cette période. De rares allergies cutanées ont été également constatées par le praticien ainsi que des toux sèches prononcées et les prescriptions médicales se sont limitées à des traitements usuels. Selon le Docteur, personne n’est en mesure de dire s’il y a un réel danger à vivre à proximité des émanations d’hydrogène sulfuré dégagées par les sargasses, pas même l’ARS (Agence Régionale de la Santé) qui affirme que si l’odeur est en effet très difficilement respirable, le taux de soufre dans l’air ne présente pas de danger immédiat, d’autant plus que l’exposition est épisodique et de courte durée.

BRIGADES VERTES : À VOS MASQUES !

Toutefois, pour les agents des brigades vertes qui travaillent sur le site, Guillaume Carrel-Billiard recommande une protection maximale avec des gants étanches et des masques de bonne qualité pour éviter les allergies et les problèmes respiratoires récurrents. Depuis la fin de la semaine dernière, les échouages de sargasses sont moins fréquents mais nous ne sommes pas encore à la fin du phénomène pour cette année.

JMC

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