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Cette image agrémente le bord de route à Rambaud et témoigne vraisemblablement d’un raz le bol du propriétaire de l’espace limitrophe, espace qu’il considère comme subissant un rabotage régulier pour cause d’entretien des bas côtés et accotements par la Collectivité.

La nécessité de trottoirs sur le secteur est criante et c’est même un des historiques chevaux de bataille de Pete Stanford, représentant du Conseil de Quartier, pour qui cela relève de la sécurité des écoliers notamment mais qui s’entend régulièrement répondre que la largeur de la chaussée n’est pas extensible et qu’elle est malheureusement bordée de propriétés privées.

Naturellement, des obligations existent vis à vis du propriétaire quant à l’entretien de cet espace limitrophe mais l’on sait de longue date la difficulté qu’éprouvent les pouvoirs publics à gérer cette problématique tant l’espace disponible à Saint-Martin est rare et tant il est complexe de s’en rendre propriétaire. Plus largement, les problématiques foncières liées à la voirie sont légions, de la RN7 à la rue de Concordia…

Il n’est ainsi pas exceptionnel de voir par exemple les installations d’éclairage public empiéter largement sur la chaussée et s’implanter directement sur la bande d’asphalte (cf montée de Pic Paradis), les trottoirs flambants neufs s’élever à angle droit vis à vis de la bande bitumée et étonnamment haut (route de Cul de Sac) ou les obligations de sécurité s’incliner face aux conflits d’usages et contraintes techniques… et l’on n’évoquera pas ici le douloureux sujet de l’accessibilité et des normes supposées s’imposer en la matière.

Rappelons pourtant que le code général des collectivités territoriales n’interdit en rien au représentant de celle-ci d’imposer l’entretien et le nettoyage des trottoirs au propriétaire riverain (La jurisprudence administrative a reconnu au maire la possibilité de prescrire par arrêté aux riverains de procéder au nettoiement du trottoir situé devant leur habitation , CE, 15 octobre 1980, Garnotel).

Un détail dans notre quotidien mais qui ne manquera pas d’amener les élus en charge de l’urbanisme, douloureux sujet s’il en est, à devoir une nouvelle fois jouer les pompiers.

IR

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