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Afin de trouver ensemble des solutions contre la délinquance, la Collectivité avait convié les associations saint-martinoises à participer à une réunion afin de débattre sur le sujet.

L’appel a été largement entendu puisqu’une bonne cinquantaine de représentants, présidents, salariés ou bénévoles d’associations ont répondu présents à l’appel. Cette réunion était présentée par Valérie Damaseau et Annick Petrus, 1ère et 3ème vice-présidentes de la Collectivité de Saint-Martin ; Claire Manuel-Philips, Sofia Carti et Yolande Sylvestre, conseillères territoriales ainsi que Mélanie Hodge, technicienne de la COM pour tout ce qui concerne la sécurité et la lutte contre la violence.

JEUNESSE ET SPORTS

Des associations très lucides ! “En 2015, le nombre de vols ou d’actes de violence enregistrés par la police et la gendarmerie rapporté à la population était globalement plus élevé en Guyane, en Guadeloupe, à Mayotte et à Saint-Martin que dans les autres territoires ultramarins ou en métropole. À Saint-Martin, en Guyane et en Guadeloupe, l’intensité des vols avec armes, et plus généralement des infractions violentes, est très forte rapportée à leur population.” C’est par ces propos que débute l’analyse territoriale de la délinquance enregistrée outremer diffusée par le Ministère de l’Intérieur en mai 2016. Si des indicateurs locaux ont su baisser, Saint-Martin conserve certains tristes records voir graphique en pied d’article.
Les associations participantes étaient bien représentatives du réseau associatif de Saint-Martin, une majorité d’entre elles se consacrant au sport et à la jeunesse sans oublier la culture et l’insertion mais aussi la santé, la scolarité et la délinquance bien sûr, ainsi que quelques conseils de quartier, associations de parents d’élèves et Initiative Saint-Martin Active, sur les 300 associations que compte le territoire. Avant d’entamer les débats, les représentants de la Collectivité annonce la couleur : “Le but de cette réunion est d’arriver à trouver des solutions pour travailler ensemble afin de lutter contre la délinquance.” Une question est alors posée par les élus aux associations présentes : “Afin de mettre en place des actions efficaces, nous avons besoin de connaître les difficultés que vous rencontrez, que pouvons apporter pour vous aider ?”

DES SOLUTIONS ET DES IDÉES

Les réponses ne se sont pas faites attendre, bien souvent exprimées sous forme de témoignages dont le vécu n’est pas à mettre en doute. Les prises de paroles successives ont abordé différents points et soumis quelques idées tels que : l’organisation de réunions pour la prévention dans les quartiers pour tout ce qui concerne la sécurité, la sensibilisation dans les écoles afin de toucher les plus jeunes ou encore la création de ponts entre les écoles et les associations sportives, ce qui est d’ailleurs l’un des principaux objectifs de la COM. Tour à tour, les intervenants ont souligné le manque de suivi parental et même l’absence totale de tout contact avec les parents des jeunes en rupture scolaire et les difficultés d’intégration des différentes communautés.

TRAVAILLONS ENSEMBLE

Selon l’avis général, il serait bon de se baser sur la confiance de tous et de nombreux exemples ont été donnés à propos de jeunes désœuvrés qui prouvent quotidiennement qu’ils ont la volonté de s’en sortir. “Il faut laisser de côté l’esprit de compétition et travailler ensemble pour une meilleure efficacité”, une phrase qui résume bien l’état d’esprit général, sous-entendant qu’il n’est plus question que les associations ne se soucient plus de savoir qui a fait mieux que l’autre, mais plutôt quel résultat global a été obtenu. Dans le même ordre d’idée, il a été déclaré que les associations ne doivent pas uniquement compter sur les subventions accordées par la Collectivité. En effet, certaines d’entre elles, moins bien dotées, parviennent tout de même à mettre en place des actions bénéfiques et efficaces.

En conclusion, travailler ensemble signifie que les liens entre la Collectivité de Saint-Martin et les associations doivent se renforcer mais également entre les associations elles-mêmes qui doivent dans la mesure du possible, agir main dans la main pour œuvrer contre la délinquance.

JMC


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