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Le torchon brûle entre la direction et les enseignants de ces 2 établissements scolaires situés à Concordia et Mardi matin une manifestation était organisée par ces derniers pour montrer leur mécontentement.

L’affaire ne date pas d’hier : selon les salariés de l’association Frenet qui ont signé un CUI (Contrat Unique d’Insertion), certains salaires ne leur auraient pas été versés depuis plusieurs mois et des licenciements abusifs auraient eu lieu, sans compter les diverses malversations auxquelles se livreraient les membres de la famille qui dirige l’association. Selon les enseignants à l’origine du conflit, l’école ne serait pas en mesure d’accueillir les élèves à la rentrée prochaine d’autant plus que l’inspection du travail et les services de la Gendarmerie semblent s’intéresser de près à cette histoire.

De son côté la direction affirme que le versement des salaires a été effectué, certes avec un peu de retard, mais considère qu’elle n’a rien à se reprocher et ne comprend pas qu’une perquisition plutôt “musclée” ait pu avoir lieu dans les locaux de l’école ainsi qu’à son domicile sans que le mobile invoqué ne soit vraiment justifié. S’ajoute à cela une sombre histoire de reconnaissance du droit d’utiliser le nom Victor Schoelcher. Le directeur a tenu bon de préciser que certains salariés mécontents comptabilisaient davantage de jours d’arrêt maladie que de jours travaillés.

Schéma classique : des plaintes ont été déposées de part et d’autre, et chacun des 2 camps est persuadé de détenir la vérité et accuse l’autre de mensonges. Pour le moment l’affaire suit son court et les autorités en charge du dossier ne souhaitent pas communiquer à ce sujet.

En attendant que les tensions s’apaisent, Jean Héritier le directeur, prépare son exposition de tableaux dans les locaux de l’école qui ouvrira ses portes au public le 1er Septembre, soit 3 jours avant la rentrée des classes. La manifestation de Mardi, quant à elle, a rassemblé 3 salariés (ou ex-salariés) sans qu’aucun trouble à l’ordre public n’ait été à déplorer, au son de la musique classique diffusée par les fenêtres de l’établissement.

JMC

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